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Comment savoir si vous intéressez votre interlocuteur ?

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Comment réussir une réunion, un entretien de recrutement, une négociation, voici les conseils d'une experte de la communication pour vous aider à réussir, vous saurez comment intéresser vos interlocuteurs.

Quelque soit l’échange que vous avez avec un interlocuteur, votre hiérarchique, un client, un fournisseur, un recruteur... vous cherchez inconsciemment les signes  favorables à vos propos. Pour cela, votre regard se porte instinctivement sur son visage afin d’analyser son niveau d’écoute. Ce même niveau d’écoute peut vous en dire long sur l’intérêt porté à votre discours. Bien souvent, quelques sourires peuvent suffire à vous rassurer… A tort !

10 indices qui doivent vous alerter

Voici quelques indices qui peuvent vous permettre d’identifier que quelque chose ne va pas. Toutefois, retenez bien que la lecture du non verbal ne vous permet pas de savoir ce qui se passe dans la tête de votre interlocuteur et que ce sera donc à vous d’éclaircir ce qui ne va pas durant votre échange. Vous prenez la parole et votre interlocuteur vous regarde attentivement et semble acquiescer ce que vous dites, mais…

1 – certes, il vous regarde bien dans les yeux, cependant ces derniers ne clignent pas : c’est un signe de déconcentration. Ce que vous dites n’est pas enregistré !
2 – il fait subitement basculer son buste en arrière. Ses bras se croisent, parfois aussi ses jambes, il y a rupture du contact visuel et sa bouche commence à se tordre : désaccord face à ce qui est vu ou entendu.
3 – il exprime une expression furtive de dégoût, le nez remonte et se plisse : il rejette ce qui vient d’être dit ou montré à l’instant.
4 – ses clignements des yeux sont très rapprochés (moins de 3 secondes) : cela peut être dû à un stress lié à la situation ou à de l’incompréhension.


5 – il mordille sa lèvre inférieure : il éprouve de l’embarras.
6 – il place son poing devant sa bouche durant l’entretien (comme l’expression « s’en mordre les doigts ») : c’est un indice réel de tension.
7 – il se frotte le menton / la barbe avec ses doigts : ce n’est pas un signe de fermeture, toutefois, il éprouve des interrogations auxquelles il va falloir répondre.
8  - il penche sa tête sur la droite et vous regarde avec la partie droite de son visage : il est très sceptique face aux propos que vous tenez.
9 – il  tapote ses doigts sur la table, sur son bras ou sur son visage : il s’agit d’un signe d’impatience. Soit la conversation est trop longue, soit il doit partir.
10 – il est assis au bord de sa chaise ou de son fauteuil, son buste plonge en avant et ses deux mains s’appuient sur ses cuisses : il faut être très attentif à cette gestuelle. Elle indique qu’il est temps de clôturer l’entretien. Votre interlocuteur est prêt à partir et il vous le montre.

Il s’agit ici de quelques exemples facilement visibles,  n’oubliez jamais que seul un faisceau d’indices peut valider l’état d’esprit observé. Ces 10 signes se font dans l’immédiat, à un moment-clé de la conversation. Un entretien peut parfaitement se dérouler sur la longueur mais avoir un ou deux moments de « discordances ». Les repérer permet de mieux rebondir et d’harmoniser davantage l’échange en cours.

Sylvia Bréger Directrice Criminologue – Correspondante scientifique de la Gendarmerie Nationale
www.criminonet.com | Blog sur le langage non verbal
Non verbal & Criminologie

 

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9 réactions

  1. Hélène Sobole

    31 décembre 2013 à 0 h 10 min

    Merci pour cet article. M’intéressant aux différentes sources de communication, le non verbal m’a toujours interpelée car c’est un outil très utile notamment dans mon métier. J’ai donc suivi des formations en ce domaine et pour répondre à Francoise Zannier, le non verbal ne permet pas de lire ce qui se passe dans la tête de quelqu’un mais de repérer son état d’esprit ou un changement dans ce domaine. Chacun réagit à sa façon, c’est un fait, mais il existe des données corporelles qui sont universelles et les échantillons cités dans l’article en sont des exemples types. De ce que j’ai vu en cours et de ce que j’ai pu observer par moi-même, ce sont des observations qui s’avèrent vraies que j’ai pu souvent valider de mon coté. Le non verbal n’est pas une science exacte ( pas plus que certaines données de la psychologie d’ailleurs ) mais c’est un élément à prendre en compte en plus du reste car il ne faut pas se concentrer que sur cela, et heureusement! Pour faire simple, je pense qu’il faut mettre les gens le plus à l’aise possible, les écouter et les comprendre et observer leur non verbal, faire attention au timbre de leur voix et à la résonance des mots. Tout ça permet de bien mieux communiquer, c’est certain!

  2. Eric Lamirande

    Eric Lamirande

    29 décembre 2013 à 18 h 02 min

    En tout temps, il ne faut jamais négliger le non verbal dans une conversation ! (savoir le soigner et le décoder).

  3. Françoise Zannier

    14 novembre 2013 à 13 h 52 min

    Curieux article où l’auteur commence par un paradoxe en disant : « la lecture du non verbal ne vous permet pas de savoir ce qui se passe dans la tête de votre interlocuteur… » C’est pourtant ce qu’elle fait ensuite, en identifiant des indices, gestes ou mouvements, auxquels sont attribués des significations précises. Il serait donc intéressant de savoir sur quelle(s) théorie(s) scientifiquement validée(s), se base Mme Bréger, pour faire ces attributions de significations. On ne peut pas ignorer en effet que pour être valide, une théorie – ou thèse – doit avoir fait l’objet d’expérimentation et de procédures de vérification, approuvées par des pairs, tout ceci au sein d’une communauté scientifique identifiable. Or dans le cas de l’article de Mme Bréger, on comprend que les connaissances exposées sont élaborées à partir de ses formations et de son expérience personnelle, et sont par conséquent autoréférentielles.
    En outre, on peut faire plusieurs observations : Ce que l’on connait en psychologie, c’est la communication non-verbale, et non pas un langage non-verbal, à proprement parler. « Lire le non-verbal » est une expression impropre parce que le corps n’a pas de langage propre, seule la pensée peut être verbale. Par conséquent, il faut bien comprendre que s’intéresser à la communication non-verbale, c’est interpréter des signes, gestes ou mouvements, à partir de grilles de lecture subjectives et non pas objectives, comme il y est fait allusion dans cet article. En d’autres termes, plus encore que lorsqu’il s’agit de communication verbale (donc de mots), chaque signe, geste ou mouvement peut toujours avoir une signification différente de celle attribuée par le récepteur. Autrement dit, qu’on soit dans le verbal ou le non verbal, on ne sort pas de l’interprétation et des risques d’erreur qu’elle comporte. Enfin, je veux dire que je déconseille souvent, pour ma part, de se concentrer sur la communication non-verbale de l’interlocuteur, justement parce que les risques d’erreur sont importants, cette attitude déconcentre des messages ou discours qu’il est question de faire passer. Par conséquent au contraire, moins on s’occupe de l’évaluation imaginée, de la part de l’interlocuteur, mieux les choses se passent, sachant qu’en cas de doute, seul l’interlocuteur peut confirmer ou infirmer les suppositions faites sur sa communication non-verbale. Autrement dit, en psychologie, le but est au contraire d’amener l’interlocuteur à verbaliser, le cas échéant, ce qui le préoccupe, et non pas de traduire à partir de présupposés, ce que signifient ses gestes, etc… Pour finir, je dirai aussi que la synergologie n’est pas de la psychologie et que par conséquent ce genre d’article n’a pas de place légitime dans un forum de psychologie clinique et sociale.

  4. moga

    25 octobre 2013 à 19 h 13 min

    Le non verbal est riche en enseignement et ce qui est présenté dans l’article sont des signes parfois évidents (comme se caler au fond du siège), et parfois presque imperceptibles (micro expression). Après, ce sont tout de même des éléments qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre car si quelqu’un croise les bras, il se peut qu’il ne sache tout simplement pas quoi faire de ses mains…

  5. Eric Lamirande

    Eric Lamirande

    24 octobre 2013 à 13 h 57 min

    En complément l’article 10 astuces du FBI pour décrypter le langage non verbal http://www.references.be/carriere/10-astuces-du-fbi-pour-decrypter-le-langage-non-verbal

  6. Anne Marie

    28 juillet 2013 à 13 h 24 min

    Cet article est très intéressant en situation commerciale ou même personnelle – on ne regardera plus son interlocuteur de la même façon maintenant… Et je trouve en plus que le couplage avec la video est une excellente idée.

  7. Anneleen

    Anneleen

    28 juin 2013 à 20 h 53 min

    J’ai une autre piste encore plus extraordinaire. Il y a peu, disons 1 semaine, je trouve sur Ca….oi une offre en tous points conforme à mon propre profil. J’ai immédiatement écrit, peaufiné ma lettre, envoyé mon beau CV … C’était un vendredi soir. Vous savez comme c’est agaçant, désormais le robot vous envoie systématiquement une réponse comme quoi en l’absence de réponse d’ici 3 semaiens etc etc. Eh bien ; j’ai reçu ce mail-là le vendredi soir ; et le dimanche, 2 ours après, j’avais déjà le mail que ma candidature n’avait pas été reçue. On nous parle de 80% de CV pipeautés ; de combien de systèmes de gestion des candidatures fiables disposent les entreprises ? Sans forfanterie aucune, je me suis dit :c’est bien dommage. Anne

  8. céline

    28 juin 2013 à 4 h 11 min

    très bonne idée de joindre la vidéo, cela permet de mieux ancrer le message merci

  9. SB_EMS

    5 juin 2013 à 10 h 18 min

    Article très intéressant sur la langage non verbal, ces qlq indicateurs sont simples à retenir : je ferais le test lors d’une prochaine réunion : merci !

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