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Psychopathe en costume et cravate

At Your service. Well dressed man waiting for orders with copy s

Qui dit « psychopathe » pense « tueur en série », ce profil ne nous intéresse pas, ici nous étudions le psychopathe en costume et cravate

Les chemins qui mènent au pouvoir sont variés comme  les personnalités qui ont cette puissance.  Ces  dernières années, dans le monde de l’entreprise, on observe un véritable changement en matière de recrutement. Autrefois, le cadre commençait son travail en bas de l’échelle et montait les échelons au fil des années. Il passait une bonne partie de sa vie, voire sa vie toute entière, dans la même société, ce qui permettait à son équipe de bien connaître ses différents traits de caractère. Aujourd’hui, les environnements professionnels de  plus en plus compétitifs et la mobilité des cadres restant moins longtemps dans un poste, offrent une véritable aubaine aux  personnalités psychopathes qui peuvent mieux se faufiler dans ce contexte plus concurrentiel et sous pression.

Qui est le psychopathe ?

Qui dit « psychopathe » pense bien souvent « tueur en série » ou « criminel », ce profil ne  nous intéresse pas ici. Nous nous centrons  sur le psychopathe en costume trois pièces, pas du tout un monstre sanguinaire mais u  cadre qui su parfaitement évoluer dans ce milieu de compétition et se faire une place souvent de choix dans l’entreprise.  La psychopathie dénote un état mental pathologique, une problématique surtout caractérielle concernant notamment l’affect et l’ego. Il y a quelques années en arrière, ce type de personnalité avait du mal à s’intégrer professionnellement, sa  froideur et son égocentrisme ne correspondaient pas aux valeurs de l’époque. Aujourd’hui,  estime de soi et manipulation sont souvent des atouts au sein d’une grande structure. Déceler un psychopathe est difficile. La psychopathie est malgré tout repérable par des traits de caractère généraux  identifiés chez des psychopathes en cols blancs.

Le psychopathe en col blanc

A priori le psychopathe en col blanc n’éprouve pas d’empathie et ne ressente pas les émotions émanant des autres ni de lui-même. Il a du mal à entretenir des relations stables avec son entourage. Il a également une très haute estime de sa personne, sûr de lui  en permanence, il  manie avec aisance l’art de la manipulation et du mensonge. Avec un  véritable talent oratoire,  cela vous donne un profil charismatique qui intéresse les grands patrons pour des postes où s’imposent des décisions délicates.  Le psychopathe excelle dans les domaines où l’absence de moralité est un « atout ». Incapable de ressentir des émotions, il perçoit à merveille les personnalités malléables et fragiles,  les collaborateurs vulnérables, il se montre attentifs à ce qu’ils sont et peut même feindre des émotions afin de mieux les manipuler.  Il se concentre sur une attitude, une façon de parler ou de regarder. Son intérêt  pour les autres s’apparente à de l’égoïsme et à de l’arrivisme. Seuls comptent ses propres besoins. Lorsque le piège se referme, il est généralement trop tard car il est très compliqué de se débarrasser d’une telle emprise. A l’inverse,  il perçoit un collaborateur  difficilement manipulable  comme une personne hostile, se  met souvent en colère sans raison apparente et le malmène pour soulager cette frustration qui l’empêche d’avoir une parfaite mainmise sur lui.

Se protéger du comportement psychopathe dans le travail

Dans l’entreprise, le psychopathe non violent peut être un collaborateur ou bien encore un supérieur. Généralement, il y a une « admiration » mêlée à un malaise souvent non identifiable. A partir de là, il est important de ne pas confondre « respect » et « crainte ». Voici quelques astuces pour se protéger d’un comportement psychopathe :  ne pas rentrer dans son jeu : ne répondez pas aux défis qu’il vous lance. C’est sa façon de rabaisser l’autre. Se tenir éloigné de lui : ne pas le voir en dehors du bureau, éviter les déjeuners seul à seul avec lui. Tout ce qui n’est pas d’ordre professionnel doit être évité. Repérez les flatteries répétées : les compliments sont une bonne chose, mais chez le psychopathe ils sont source de manipulation. Ne répondez pas à ses éloges et n’en soyez pas touchés. Il constatera votre réaction, vous trouvera probablement hostile mais cela vous évitera de tomber dans sa toile. Si il s’agit de votre employeur, répondez par un sourire rapide, oubliez ses louanges et passez à autre chose.

Le psychopathe à cravate : un danger pour l’humanité ?

Dans la finance, dans le business, ou en politique, les psychopathes atteignent les postes à responsabilité grâce à  leur observation, leur intelligence, leur capacité de simulation et  leur charisme. Sans émotions ni culpabilité,  indifférents aux  besoins des autres, ils prennent des risques inconsidérés pour satisfaire leurs motivations personnelles.  Le monde de la finance, des banques  et des grandes entreprises, sans ces profils dangereux, aurait-il  conduit notre  économie dans la crise économique,  financière,  politique et morale que traversent notre pays, l’Europe et le le monde ? Une question qui mérite réflexion.

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57 réactions

  1. Fontaine

    14 mars 2014 à 0 h 01 min

    Dans l’article l’auteur s’interroge si sans ces psychopathes en costume cravate (et en tailleur, corsage) le monde du travail et la société seraient aussi durs. Il y a un souci crucial : lequel a produit l’autre? Là est la question !! Bien malin celui qui trouve la réponse car le psychopathe est comme un pois(s)on dans l’eau. Par contre en ayant rencontré quelques uns (unes) je me suis toujours demandé comment ça tenait à l’intérieur de ces personnages (avec pilule ou autre produit?)…

  2. Marie-Noëlle Mine

    10 février 2014 à 15 h 58 min

    Psychopathe, le terme me parait tout à fait approprié. Je confirme que cela existe en entreprise : j’en ai rencontré….. Certains peuvent être difficilement identifiables lors des premiers échanges et cachent magnifiquement le jeu sournois de destruction qu’ils sont en train de mettre en place. D’autres sont plus visibles et leur ego est tellement surdimensionné qu’on ne voit plus que ça. On a beau être formés et connaitre le processus des jeux psychologiques, je peux vous assurer, pour l’avoir vécu, qu’il n’y a pas grand chose à faire à part partir, si on veut survivre. J’ai dit lorsque je n’étais pas ok, je n’ai eu avec lui que des relations de travail sans aucun affect : mais son objectif était de me « tuer » professionnellement.

  3. Sabine Baudoux

    10 février 2014 à 9 h 49 min

    Le vocable psychopathe me dérange. On parlerait plutôt de manipulateur, de pervers moral et/ou narcissique qui aime avoir de l’emprise sur les autres en les rabaissant, les détruisant selon un processus en plusieurs phases : séduction, captation, effraction dans la sphère personnelle et destruction selon une violence sournoise et insidieuse. Les conseils donnés dans l’article pour s’en préserver au mieux sont judicieux.

  4. Geneviève Hauswirth

    9 février 2014 à 22 h 00 min

    Vaste débat que vous nous proposez Jean-Jacques ! Selon Rousseau, l’homme naît bon, il est corrompu par la Société. Théorie que je réfute car chaque individu vient au monde avec son patrimoine génétique à tout point de vue. Au niveau de la personnalité et du psychisme en particulier, l’éducation, l’environnement peuvent certes influencer en bien ou en mal le développement d’une pathologie. Un suivi thérapeutique bien entendu peu améliorer la situation pour autant que l’entourage proche ait pris conscience du problème. Car je vous rappelle que le propre des psychopathes est de ne pas avoir conscience de leur pathologie. Pour faire court : on ne devient pas psychopathe. Dans une entreprise, si le degré de perversité et de manipulation est puissant, cela peut durer très longtemps avant qu’ils ne soient découverts car n’oubliez pas qu’ils sont généralement très intelligent ou tout au plus très malins par leur manipulation. Bonne journée:-)

  5. Geneviève Hauswirth

    9 février 2014 à 21 h 59 min

    Le terme de psychopathe est d’ordre général il définit certains traits pathologiques dans la personnalité d’un individu, dont peuvent faire partie la perversion, la manipulation, etc. Je ne vois pas ce qui dérange dans ce terme; appelons un chat un chat !

  6. Geneviève Hauswirth

    9 février 2014 à 21 h 59 min

    Je confirme totalement les propos de Marie-Noëlle et il est inutile de préciser que la première catégorie fait de beaucoup plus grands dégâts que celle qui est facilement repérable. Je confirme que cela existe, j’en ai non seulement rencontré mais j’en ai eu dans mon environnement professionnel direct, pas longtemps je le précise. Car ces gens là sont à fuir dans toute la mesure du possible, ils sont toxiques.

  7. FACHET Veronique

    9 février 2014 à 21 h 34 min

    Tres bon article. Je parlerai plus de pervers narcissiques ou de manipulateurs ( prendre les idees des autres pour faire siennes et en obtenir les lauriers). Mais ce sont des profils dangereux pour l’équilibre psychique de ceux qui les cotoient.

  8. Veronique Fachet

    9 février 2014 à 21 h 27 min

    Dans le milieu medical, nous rencontrons aussi ces profils de psychopathes qui ne sont plus en blouse blanche. Parfois certains oublient toute forme d’humanité en omettant suivant leurs humeurs le serment d’Hippocrate. Ces medecins sont odieux et cassants avec leurs patients qui en sont déstabilisés. Mais en même temps, ils peuvent, on ne sait pourquoi, être le Sauveur d’autres patients et ceux-ci ne tarissent d’eloges sur le praticien. Et souvent l’attitude varie suivant le niveau social et intellectuel.

  9. VMH

    11 décembre 2013 à 19 h 05 min

    Cet article et les discussions qu’il a suscitées sont extrêmement intéressants. Ayant eu un parcours professionnel particulier j’ai pu constater les dérives relevées dans les différents commentaires au sein de nombreuses structures. Elles sont apparues dans les années 90 avec l’abandon du management patriarcal au profit d’un management standardisé et orienté sur la culture du résultat. Les concepts étaient si bien relayés qu’en passant différents entretiens professionnels on pouvait deviner les questions des DRH.Il n’était plus question de politique du personnel mais de management, de la gestion de ressources humaines. Si l’on s’en tient à la sémantique, management vient du mot manège (de chevaux), donc zone d’éducation, de dressage, et ressource humaine : que dire de ces 2 mots? L’expression me semble ambigüe, pour moi elle assimile l’humain à la matière première sans plus, ni moins de considération. Déshumaniser le personnel qui contribue à faire d’une entreprise ce qu’elle est, qui en est sa vraie richesse, est probablement la pire erreur managériale de ces 20 dernières années. Perte de créativité, d’idées, de contre-pouvoir, bref un blanc seing vers des embryons de dictature. En 1991 j’avais interrogé un psychiatre sur le fait qu’il n’y ait pas plus de rébellion contre des managers dictateurs et la comparaison avec le nazisme m’avait effleuré dans le sens où comment le plus grand nombre a pu laisser faire ou même participer aux pires exactions? Parfois on assiste à des réunions où un collaborateur est la cible du manager et tous les autres baissent la tête en priant pour ne pas être le prochain, ça fait un peu peur. Et désolée, Messieurs, j’ai vu beaucoup plus de femmes se rebeller que d’hommes. A contrario, je le pense sincèrement, avec de plus en plus de jeunes diplômés ces managers fous auront affaire à plus forte partie. Car l’assurance se gagne aussi avec la qualification.

    • Reid Nalliat

      Reid Nalliat

      14 mars 2014 à 9 h 48 min

      Pour compléter, sans pour autant être exhaustif sur le sujet, le « manager » vient du verbe anglais « to manage » à l’étymologie ancienne et discutée. Pour l’Oxford English Dictionary il vient du français « mesnage » et de « mesnager », au XIIIe siècle « l’art de gérer les affaires du ménage », « conduire son bien, sa fortune et ses domestiques de façon judicieuse ». Cela a aussi donné « ménager » et « ménagement ». Selon certains l’étymologie de management recoupe celle du mot « éco-nomie » du grec oikos – nomos se référérant aux « lois qui régissent la gestion domestique ». L’autre origine évoquée, en effet, est un terme d’équitation italien « maneggiare », signifiant « tenir en main les rênes d’un cheval » du latin manus la main. Mesnager a ensuite désigné le fait de tenir les rênes d’une organisation et non seulement d’un cheval. Le terme subsiste en équitation avec le manège. Tout cela n’enlève rien aux dégâts des psychopathes ! Sources Wikipedia et autres

  10. bensauv

    11 septembre 2013 à 13 h 56 min

    Encore mieux dans l’article original: http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2179794

  11. Mariana Lesage

    13 août 2013 à 15 h 07 min

    Oui, bien sur, les psycopathes sont parmi nous, sauf qu’ils ne le portent quasiment jamais sur leur visage, ils avancent masqués et malheureusement savent dans la plus part des cas vous faire croire que c’est vous qui avez un problème et comprenez tout de travers… L’art et la manière de vous manipuler et de vous faire culpabiliser, parfaitement maitrisé.

    Au début des année 200, ce genre de comportement a été qualifié pénalement de harcèlement moral, puni comme tel, mais difficile à prouver.
    Actuellement, les faits de harcèlement moral et leurs préventions, sont intégrés à la notion plus large de « risques psychosociaux ».

    Ils recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des entreprises. On les appelle « psychosociaux » car ils sont à l’interface de l’individu ( le « psycho ») et de sa situation de travail.
    Pour plus de détails et explications :
    http://www.travailler-mieux.gouv.fr/Stress-les-risques-psychosociaux.html

    Autre solution, mais qui est bien souvent très épuisante quand on est confronté(e) à ces psychopathes, déposer au pénal une plainte pour harcèlement moral, vu que les faits de harcèlement moral ont la qualification de délit, le délai pour agir à compter de la fin des agissements, pas du début, est de deux ans.

    Sanction civile
    L’auteur de harcèlement moral peut devoir verser à sa victime des dommages-intérêts.

    Sanction pénale
    Le harcèlement moral est un délit puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende.

    Références:

    Code pénal : articles 222-33-2 à 222-33-2-1

    Code du travail : articles L1152-1 à L1152-6

    Code du travail : articles L1154-1 et L1154-2

    Code du travail : articles L1155-1 à L1155-2

    Loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : Article 6 quinquiès

    Circulaire du 12 novembre 2012 relative au harcèlement et à la discrimination au travail

    Pour information, voici une analyse succinte d’une décision récente de la cour de cassation.
    Une rupture conventionnelle du contrat de travail intervenant dans un contexte de harcèlement moral n’est pas valable. C’est ce que vient de juger la Cour de cassation dans une récente affaire.
    Une salariée, en arrêt maladie pour un état dépressif directement lié à ses conditions de travail et victime de harcèlement moral de la part de l’employeur, avait été amenée à signer une rupture conventionnelle, le jour même où elle avait repris son travail.
    Pour les juges, lorsque la rupture conventionnelle intervient dans de telles conditions, le consentement du salarié n’a pas pu être donné librement. Dès lors, cette rupture produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvrant droit à des dommages intérêts.
    lien vers la décision
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000027020996&fastReqId=234310187&fastPos=1

  12. Ghislaine

    12 août 2013 à 22 h 18 min

    Bonjour ! Une précision pour ceux qui considèrent les « victimes » comme des êtres « faibles »… les « prédateurs » se jettent non pas sur des « faibles », mais sur des gens intelligents et gentils, dont ils profitent un maximum des capacités.C’est le doute et la durée qui engendrent la problématique. Apprendre à dire non est facile quand on a appris le mode d’emploi du respect de soi et de l’estime de soi. Le résultat peut être rapide et efficace à condition de ne pas rester seul.Et pour rebondir sur votre commentaire, il n’y a pas de prédateur quand on le renvoie à sa propre inefficacité et ça, ça s’apprend. Oser en parler est absolument indispensable, pas pour conforter leur force, mais pour apprendre à la retourner contre eux bien sûr ! :)Excellente journée à tous ! :)

  13. Valérie Siino

    12 août 2013 à 18 h 39 min

    Les pervers…. Oh combien d’encre ont-ils fait couler, d’histoires ont-ils inspirées, de films et de livres…

    Ils existent depuis la nuit des temps, et continueront d’exister : ce sont des prédateurs humains.

    S’ils sont un danger pour l’Humanité ? N’exagérons rien, la population de masse est un contre-pouvoir efficace.
    Les chasses aux sorcières, la bêtise, la haine, font bien plus de dégâts au quotidien.

    Alors, au lieu de tendre l’autre joue, se plaindre et pleurer dans un contexte pervers et l’alimenter en jouant les victimes, le bon sens prime :
    S’en extraire sans chercher à avoir le dernier mot, avoir raison de tout, ou chercher à les changer !
    Partir, point barre et leur laisser la victoire qu’il vise.

    Pourquoi ça ? tout simplement pour ces raisons :
    Ce sont de redoutables manipulateurs, plus forts que vous.
    Ils se construisent sur la destruction de l’autre, le considèrent comme un objet, s’attribuent leurs qualités, et leurs scotchent leurs défauts.
    Ils mentent, sont dans le déni, et ont des accès de paranoïa de temps en temps.
    Ils s’attaquent aux valeurs de leur victime, les font douter, les isolent et leur tombe dessus, subtilement, doucement, entre quatre yeux.
    D’apparence extérieure ils sont calmes,une bonne intégration sociale et une cour autour d’eux souvent.

    La victime n’est crue de personne parce qu’elle ne relate que de petits faits saupoudrés qui semblent insignifiants.
    Isolée, de toute façon elle n’est plus écoutée de personne.

    Elle sombre dans l’agressivité, la dépression, perd le sommeil, tombe malade, s’affaiblit de plus en plus, crie, gesticule dans tous les sens.

    Quand elle devient trop faible, le pervers relâche un peu la pression. De petits cadeaux, de la flatterie…. jusqu’au moment où ça repart ! Endormir sa victime….

    Un peu comme une araignée sur une toile.
    La nature humaine, comme celle des animaux, possède ses prédateurs, c’est ainsi.

    Donc, au lieu de crier au loup, faire le point à l’intérieur de soi, savoir ce que l’on veut, le décider, et prendre les décisions utiles pour s’extraire d’un contexte quand c’est nécessaire et aller guérir ces blessures auprès de spécialistes. Un travail un peu long mais la victime peut rebondir.

    Les pervers ont leurs failles aussi et il est tout à fait possible de gérer une relation pareille (momentanément) au prix d’un contrôle ABSOLU de ses émotions, de ses mots, de ses actions, une centration, du recul, de la stratégie subtile.

    Pour toute personne intéressée par le sujet, un livre à lire :
    Marie France Hirigoyen, La violence perverse au quotidien.

    http://www.mariefrance-hirigoyen.com/fr/ses-ouvrages/le-harcelement-moral

    Le profil des pervers et celle des victimes y est très bien décrit.

    • Clo

      20 août 2013 à 9 h 33 min

      Votre commentaire m’a beaucoup touchée car je suis victime de violences psychologiques et physique de la part de mon conjoint!!! Je pense que c’est un manipulateur mais surtout un pervers narcissique!! Il détruit tous: ma vie professionnelle,(suis en reconversion et cherche un contrat de professionnalisation pour le 3 septembre!!!), ces attaques perfides et sa violences m’empêchent de rechercher mon contrat de façon sereine!! ma personne , il veut m’effacer de cette terre: me rendre inexistante!
      Comment faire pour m’en protéger? et comment obtenir de bons conseils? Je suis un peu dans l’expectative…..
      Tous les avis sont bon à prendre.
      Merci.

  14. Michel Henric-Coll

    10 août 2013 à 16 h 25 min

    On idolâtre l’égoïsme, l’accumulation de richesses devient le principal symbole de prestige social, les psychopathes amoraux son vénérés et érigés en modèles.

    Le monde semble divisé entre Winners et Losers. Winner étant celui qui est capable de devenir très riche, de préférence aux dépends des perdants (les losers), qui sont ceux qui sont intègres, moraux dans les affaires et respectent les autres (le pire des défauts, et totalement rétro).

    Évidemment, ce drainage des forces et des ressources d’autrui pour les convertir en bénéfices propres provoque un dessèchement des sources productives. Qui s’en soucie ?

    Quel est donc, selon vous, le principal problème : la présence et la multiplication de personnes et d’organisations qui dépouillent et stérilisent, ou bien qu’ils fassent l’objet de l’admiration des foules ?

  15. Michel SALMON

    9 août 2013 à 20 h 13 min

    Très intéressant, le commentaire juridique de Mariana, que je remercie !

    Reste qu’il est très difficile d’apporter les preuves du harcèlement moral. Et dans la plupart des cas, les témoins de scènes humiliantes restent bien muets. Certains sont même à l’affut pour reprendre votre poste.
    On est rarement pris au sérieux. On commencera par vous dire que pour déclarer quelqu’un de psychopathe, il faut produire un diplôme de médecine.
    Et si on fait constater les symptômes d’un burnout, la hiérarchie s’efforcera de les attribuer à des problèmes familiaux.
    Si le problème de santé persiste, il suffira à la DRH de faire prononcer l’inaptitude au poste par la médecine du travail.

    J’ai pu trouver mon réconfort auprès d’un avocat spécialisé, qui plutôt que d’engager le peu de forces qui me restaient dans une procédure pour harcèlement moral, m’a conseillé de prendre mes jambes à mon cou et de mettre fin à mon contrat de travail. C’est ainsi que j’ai pu rebondir.

    Bon courage à Eric.

  16. Michel SALMON

    9 août 2013 à 20 h 13 min

    Situation en effet extrêmement difficile à vivre, lorsqu’un supérieur hiérarchique qui vous tient en estime et avec qui vous avez pu vous épanouir professionnellement, est soudain remplacé par un individu psychopathe.
    L’enfer au quotidien. La panique à chaque réunion où j’étais devenu sa tête de turc. L’angoisse de le croiser au détour d’un couloir. J’ai essayé de m’y adapter, pendant plusieurs années, car j’aimais vraiment bien mon travail, et j’apportais une réelle renommée internationale à mon entreprise. Las, cela m’a coûté un sérieux problème de burnout, avec de graves ennuis d’hypertension.
    L’entreprise, qui semblait vouloir encore profiter de mes services, m’a alors proposé de faire appel à un médiateur. Celui-ci a réussi à faire retomber pendant quelque temps la tension psycho-sociale, mais la rechute n’en a été que plus douloureuse.
    Cela s’est terminé par une évacuation aux urgences, une lente période de convalescence, et finalement la décision que j’aurais dû avoir prise bien plus tôt : quitter l’enfer psychopathique entretenu à mes dépens par une personne qui devait être encore plus malade que moi.
    Rupture conventionnelle de contrat , démarrage de ma petite structure à mon compte, et le bonheur actuel d’être encore plus performant qu’auparavant et encore mieux apprécié de mes clients.
    La leçon que j’ai tirée, un peu trop tard, de ces années de galère : dès que je reconnais un psychopathe, c’est la fuite : partir aussi vite et aussi loin que possible.
    Bon courage à tous.

  17. Pierre M

    8 août 2013 à 13 h 33 min

    Je dois dire que je me suis très largement reconnu dans l’article.

    Mais il ne faut tout de même pas tout mélanger, et l’emploi du terme « psychopathe en cravate » me semble tout à fait exagéré, et pour le moins de nature à entretenir volontairement une confusion qui n’est pas saine.

    Oui on peut être dénué de la moindre pitié professionnellement, dur, froid, manipulateur, ne pas hésiter à faire craquer les autres (ou du moins, essayer de le faire) pour servir sa propre ambition, avoir un « don » pour repérer les failles des autres (ça, c’est l’une des remarques particulièrement bien vues de cet article) et les exploiter, ne jamais hésiter à appuyer là où ça fait mal (et oui, sur le physique aussi, c’est très efficace !), tout en étant socialement parfaitement adapté, avoir des amis dont on se préoccupe sincèrement et une vie tout à fait normale (et non « feinte »)

    Bref, on peut être un parfait salaud dans le monde de l’entreprise, en avoir conscience (et le vivre sans problème), sans pour autant torturer des animaux le week-end !

  18. Derhan Claude

    7 août 2013 à 9 h 56 min

    La decription des sujets fait plutôt penser à des « pervers » éventuellement narcissiques. J’en ai connu sans cravate et en tailleur.

  19. Bertrand M

    6 août 2013 à 9 h 33 min

    Article très intéressant. Il y aurait beaucoup à dire sur les pervers narcissiques en entreprise.
    Absence totale de scrupules, considérer que chaque personne n’est qu’un pion à utiliser pour atteindre leur but final, facilité à générer une pseudo-empathie sont quelques-unes de leurs caractéristiques.
    La plupart des gens confondent charisme et manipulation.
    Le charisme n’est ni bon ni mauvais en soi. Tout dépend de ce que l’on en fait. :-)
    Lorsqu’il s’agit d’insuffler une dynamique dans une équipe c’est très bien. Lorsqu’il s’agit d »une stratégie de manipulation évidente, c’est catastrophique.

    Un personnage charismatique n’a pas besoin de ramener constamment la couverture à lui. C’est à cela que l’on distingue les pervers narcissiques des autres…

  20. Bruno C

    1 août 2013 à 17 h 21 min

    Je viens de mettre un nom sur le comportement d’un de mes anciens PDG. Résultat des courses: un turn over de cadres, plus de mémoire d’entreprise, les cadres restants se méfiant les uns des autres, une ambiance de travail épouvantable, des équipes de production ne sachant plus à quel saint se vouer et moi qui ai préféré partir. Merci pour cet excellent article.

  21. Serge Meunier

    1 août 2013 à 16 h 15 min

    Vous faites bien je crois de mettre en évidence ces traits dont il est horrifiant de constater qu’ils peuvent être présents, voire sont encouragés -et au pire représentent les conditions mêmes d’un CV de l’horreur- au sein de certaines structures, organisations, entreprises, systèmes. Il semble que l’on puisse y pointer ce contre quoi s’arcbouter pour édifier les bases du bien commun dont a besoin notre civilisation, en termes d’écologie globale.
    Être est notre enjeu, notre paradoxal devoir-plaisir d’humain ; il a longtemps mûri en fonction des avatars de l’Histoire et, au moment d’un bouleversement de paradigme et d’un changement de strate stupéfiants, ce sont donc parfois des barbares psychologiques qui font régner leur inodore terreur. Elle pourrait demain être un état second…
    Ne laissons pas faire cela sans nous informer et surtout en ne laissant pas ces crimes être relativisés comme c’est parfois le cas par des psychiatres ou représentants de la justice dépassés par le problème. Merci pour votre article, documenté, parlant.
    Serge Meunier / Chambéry

  22. Joe

    1 août 2013 à 12 h 53 min

    Très franchement, cet article fait le portrait de 95 % des gens qui travaillent dans des bureaux. J’ai vu des gens très « normaux » être capables de faire les pires vacheries à l’encontre de leurs collègues afin d’obtenir un profit quelconque. La prédation n’est pas le fait de quelques personnes, aujourd’hui c’est la règle. Elle est même promue par la télé (réalité).

  23. Natacha Hôte

    1 août 2013 à 10 h 22 min

    Je vous remercie pour cet article. Il me rappelle une expérience que j’ai vécue et je constate que j’ai eu la bonne attitude. J’ai moi-même été victime d’un collègue psychopathe en tant que collègue difficilement manipulable. Je ne suis pas tombée dans le piège de la manipulation et j’ai vraiment ressenti son hostilité. Face à ce genre de personnage, je pense qu’une seule solution est possible : lâcher prise. Et c’est ce que j’ai fait en signant une rupture conventionnelle.

  24. Sam Young

    1 août 2013 à 0 h 04 min

    Wow – an interesting approach! Business person as psychopath… Psychopathic use of power and charisma. I like the concept, though am not entirely comfortable with it. There are certainly lots of examples of this approach though, and none more stellar in psychopathic territory than Enron.

  25. le penseur

    31 juillet 2013 à 22 h 20 min

    Ce serait bien de faire une distinction entre psychopathe et sociopathe !

  26. Damien Malène

    11 février 2013 à 16 h 11 min

    Je pense que l’on est là devant un abus de langage (le PE, tel que nommé). On doit rencontrer probablement des psychopathes dans les entreprises ou plus généralement dans le monde du travail. Il serait plus périlleux de la côtoyer que les personnalités décrites ci-dessus, qui elles foisonnent dans la société post-moderne, depuis les infléchissements sociétaux provoqués par le fameux mai 1968. Ces personnalités dites narcissiques se caractérisent par ce le psychanalyste nomme un surmoi faible ou quasi inexistant et un sentiment de toute puissance. Leur plaisir, plus, leur jouissance réside dans l’utilisation de l’autre comme objet. Seule la satisfaction de leur fantasme compte. La castration n’est pas passée par là et n’a pu faire intégrer des limites. Une éducation permissive ou une parentèle laisser-aller, une sexualité partielle, aux traits fétichistes, bisexuels, sadiques ou masochistes, un environnement incestuel, se trouvent assez généralement à l’origine de cette structure de personnalité. Dans ses avatars on trouvera le pervers narcissique. Le harceleur sexuel ou moral, le pédophile,…en font partie. Sa jouissance se nourrit de la transgression de la Loi (pas de règle morale, « pas vu, pas pris », manipulation psychologique s’ancrant sur la séduction, utilisation de l’autre pour manifester, par sa défaite, l’illusion d’une puissance et l’évitement d’un sentiment de « creux psychique »,etc.)
    On trouvera aussi des personnalités dites borderlines dont la structure, très instable, oscille entre les trois grandes structures névrotique (la normalité jusqu’à ce jour), perverse et psychotique. La libération des moeurs, notamment au plan sexuel, l’illusion de la toute puissance narcissique s’étayant sur le « tout possible » du monde matériel et technologique actuel, ajouté à une éducation laxiste (un déficit de la fonction paternelle) ont secrété, dans les trois dernières décennies un important flux de ce type de personnalités. Que dire des chocs entre deux personnalités narcissiques ( le combat des cerf pour la possession de la horde…), entre le narcissique et celui (celle) de structure névrotique (la complémentarité entre l’araignée et la mouche séduite par la beauté de la toile et s’y engluant pour ne pas pouvoir s’en sortir…) ? Pour plus : « La psychanalyse expliquée aux managers » (Editions d’Organisation) de Roland Brunner,simple, clair, illustré de vignettes cliniques « La Perversion, se venger pour survivre » (PUF) de Gérard Bonnet, plus spécialisé pour professionnels.

  27. M. Kaouche

    5 février 2013 à 21 h 26 min

    Bravo et Merci à C&DM pour cet espace de liberté d’expression non verrouillé et d’alerte horizontale .

  28. Sylvie Stanley

    3 février 2013 à 8 h 22 min

    Il sont nombreux a sillonner nos entreprises ces individus manipulateurs qui ont des comportements narcisstiques. Ce sont des hommes et des femmes qui ont des ideaux totalement egoiste.

  29. Antoine Bouchet

    30 janvier 2013 à 11 h 06 min

    Pour accompagner ces échanges très riches, je ne saurais trop conseiller la lecture de quelques ouvrages, parmi lesquels j’ai sélectionné le Bréviaire des Politiciens du cardinal Mazarin, et le Vicomte pourfendu d’Italo Calvino. Bonne lecture.

  30. Tyflo7

    25 janvier 2013 à 16 h 13 min

    Voici un bel article, très explicatif et qui fait réfléchir. A bien y regarder qui n’a jamais côtoyé l’un de ses individus froids et manipulateurs ? Psychopathes ? je n’y avais pas songé. Maintenant, je saurais mettre un terme sur ces profils. Ce qui est inquiétant c’est de penser que nombre d’entre-eux se retrouvent dans les hautes sphères et dirigent nos sociétés.

  31. Sylvia Breger Contributeur Expert

    Sylvia Breger Contributeur Expert

    25 janvier 2013 à 11 h 19 min

    Un article datant de 2012 « Les 10 métiers qui comptent le plus de psychopathes ». Intéressant, mais il manque sûrement certaines catégories professionnelles ! http://quoi.info/questions-betes/2012/11/07/quels-sont-les-dix-metiers-qui-comptent-le-plus-de-psychopathes-1154408/

  32. Ghislaine28

    25 janvier 2013 à 0 h 59 min

    Décidément le sujet interpelle…. Pour encore plus de pistes de réflexion, je vous donne un lien vers un changement qui pourrait améliorer bien des choses. Ce qui en est dit, vient d’être accepté par le conseil européen, afin d’être examiné de près. En voici un extrait : Souvent stérile, quand il n’est pas nuisible, rendu infernal par les inépuisables ressources de perversité du management, l’emploi salarié contraint est peut-être bien devenu un cadre intenable pour l’activité humaine. « Il faut rompre avec les vieux schémas de pensée, en finir avec l’idée fausse que seul le travail rémunéré constitue une contribution méritoire à la société. En réalité, c’est souvent exactement l’inverse », lance dans le film la députée allemande Katja Kipping (Die Linke). http://www.peripheries.net/article326.html Excellent week-end :) Ghislaine

  33. Grapho-Styl'

    24 janvier 2013 à 8 h 52 min

    Le chef est un grand chef mais ce peut être un bon à rien qui mine son environnement. Ce qui est essentiel à mon sens est de ne pas avoir peur de parler, de dénoncer ces individus néfastes. Les laisser faire est une sorte d’acceptation, les suivre est un « suicide » individuel mais aussi collectif. Même si avoir un travail aujourd’hui est parcours du combattant, faut-il s’écraser ou être écrasé pour autant ? Je pense que l’exemplarité est une sorte d’idéalisme. Restons dans la réalité et dans l’humain : chacun a ses points forts et ses points faibles. Nous sommes tous susceptibles de faire des erreurs. L’erreur la plus forte est de se laisser mener par des techniques managériales qui n’ont plus rien d’humain…. Et pourtant, d’où partent toutes ces techniques ?… de l’humain ! Celui-ci transformé en machine de guerre commerciale formatée est pourtant loin de valoir un vrai manager qui sait galvaniser ses troupes par ce qu’on appelle dans l’armée l’esprit de corps. En ce qui me concerne, quand j’entends lors d’un recrutement une personne me dire : « je suis inclassable », sous-entendu « tellement je suis bon dans mon domaine », alors je me dis, oui, en effet, il est inclassable tellement le piédestal sur lequel il s’est placé ne peut lui faire voir ce qui se passe en bas et autour de lui. Il va bien falloir faire comprendre à tous les étudiants comme tous ceux qui sont en formation ou en reclassement que les compétences techniques ne suffisent pas et que ce sont avant tout les aptitudes humaines qui font toute la différence. Apprendre le savoir s’imposer sans s’imposer sur des valeurs sûres et humaines, voilà bien un travail sur soi essentiel avant de pouvoir bien travailler sur le terrain.

  34. Sylvia Breger Contributeur Expert

    Sylvia Breger Contributeur Expert

    23 janvier 2013 à 22 h 13 min

    Les psychopathes d’entreprise pourraient être un véritable enjeu pour l’avenir de notre société. Ainsi, en rédigant cet article, il me semblait intéressant de mieux cerner ces individus qui évoluent auprès de nous, sans traçabilité réelle, tout en réfléchissant aux impacts qu’ils pourraient engendrer sur notre pays et dans le monde. Les analyses de chacun sont justes et vos réflexions méritent une attention particulière :
    - Mieux identifier la personnalité psychopathe
    - Former et informer le personnel sur le repérage de ce type de profil
    - Savoir faire front, avec le soutien de l’équipe, face à un collaborateur / dirigeant psychopathe
    - Orienter professionnellement un psychopathe d’entreprise
    Il a également été souligné un fait important : parfois le psychopathe est identifié par la direction (plaintes, remontée d’information, etc…) mais il n’est pas rare que cette dernière n’intervienne pas car le salarié en question permet un apport financier non négligeable. Car, ne laissons pas cela de côté, le psychopathe a ses complices qu’il a su là aussi manipuler à sa guise : faire en sorte d’être vu comme un collaborateur performant, entièrement dévoué au bien-être budgétaire de l’entreprise.
    Il est vrai aussi que les psychopathes dits « performants » ne sont pas réellement soumis à de véritables recherches. Dans mon métier, nous nous attardons davantage sur le psychopathe violent et dangereux car sa brutalité et sa froideur font de lui un personnage redouté par la société. Toutefois, nous devrions craindre également les actes du PE (Psychopathe d’Entreprise) dont nous retrouvons les mêmes bases problématiques que celles du criminel (pas d’empathie ni culpabilité, manipulateur, intolérant à la frustration, narcissique, impulsif, menteur, tricheur…).
    Ils ne prennent en compte que leurs propres besoins qui doivent être rassasiés dans l’instant. Pour eux, demain n’existe pas. Donc la question se pose en ce sens :
    comment :
    - les reconnaître (seuls des tests précis peuvent confirmer une psychopathologie)
    - les placer (le PE ne doit pas non plus être exclu du monde du travail. Il faut l’orienter à la bonne place)
    - les gérer / canaliser
    - veiller à ce que leurs comportements ne viennent pas nuire à l’équilibre du personnel
    Ajoutons une petite note neurologique : le cerveau des psychopathes (violents et non violents) est différents du nôtre. Les imageries médicales ont montré que les zones émotionnelles et sociales ne se connectent pas comme elles le devraient ! Cela expliquerait l’absence d’émotions, de culpabilité et de peur.
    Pour terminer, je vous conseille l’excellente étude de Belinda Jane Board et Katarina Fritzon « Disordered personalities at work » Vous pouvez la découvrir ici (en anglais) : http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=4&ved=0CEoQFjAD&url=http%3A%2F%2Fthegrcbluebook.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2011%2F12%2FDisordered-Personalities-at-Work-Belinda-Jane-BoardKatarina-Fritzon.pdf&ei=qUwAUfqbI8H80QXh7IDgDA&usg=AFQjCNHnrkYK2BUkxngQ_S-q2_SS3LtMfQ
    Ravie d’avoir partagé ces quelques réflexions avec vous tous. A bientôt pour de nouveaux articles… avec, peut-être, une suite sur les psychopathes ;o)

    • Ghislaine28

      24 janvier 2013 à 0 h 30 min

      Une excellente analyse et des compléments bien intéressants, merci Sylvia :)

    • Philippe VERGNES

      27 janvier 2013 à 11 h 25 min

      Bonjour Mme BREGER, Et merci pour cet article et les commentaires avisés qu’il a pu susciter. Je suis assez surpris de la prise de conscience de cette problématique chez un certain lectorat ce qui tend à démontrer une évolution des mentalités. Vous dîtes que « Les psychopathes d’entreprise pourraient être un véritable enjeu pour l’avenir de notre société » : ce constat me paraît bien plus que probant tant il est vrai que nous méconnaissons « les impacts qu’ils peuvent engendrer sur notre pays et dans le monde ». Cette méconnaissance nous conduit à en minimiser les « dégâts », voire à tout simplement les nier. J’étudie spécifiquement ce sujet depuis de très nombreuses années et je me suis principalement intéressé sur les aspects que vous soulignez : mieux identifier la personnalité du psychopathe ; former et informer le personnel sur le repérage de ce type de profil ; savoir faire front, avec le soutien de l’équipe, face à un collaborateur / dirigeant psychopathe ; quant à savoir comment orienter professionnellement un psychopathe d’entreprise, compte tenu de leur extrême rigidité, et même si cela resta à mon sens possible (du point de vue de la neuroplasticité du cerveau) les conditions imposant le cadre nécessaire à ce changement ne me semble pas réalisable dans une entreprise (tout du moins pour celles qui y auraient intérêt, car pour de nombreuses autres, la personnalité psychopathique est parfaitement adapté, d’où l’absence d’une nécessité de changement). Nous sommes là dans un paradoxe qui nous invite à une véritable réflexion sur l’avenir de notre civilisation, car, comme le précise la conclusion du rapport d’audition publique de la HAS sur la prise en charge de la psychopathie : « Ce sujet sur les psychopathies, au carrefour du social, du politique, du juridique et du psychiatrique en montre les intrications avec une rare acuité… Il conviendrait de s’en préoccuper sous peine, nous semble-t-il, de voir s’étendre le terrain de la psychopathie ». A lire pour un complément d’information sur le sujet et des références sérieuses à consulter également le dossier en 4 articles (dont deux restent encore à venir) sur la présentation d’une théorie du conflit encore mal interprétée de nos jours, mais applicable et transposable à l’ensemble de nos institutions (le dernier article donne les liens vers les trois autres) : http://manipulationetlibrearbitre.blogs.midilibre.com/archive/2013/01/12/le-match-psychopathes-vs-pervers-narcissique.html#more Cordialement,

  35. Ghislaine28

    23 janvier 2013 à 18 h 39 min

    C’est sans aucun doute l’un des moyens intelligents pour permettre à tous d’avoir une activité sans pression, et donc, plus sereine et plus productive. On peut rapprocher ce système de l’éducation proposée par Piaget pour les enfants, On les place dans un environnement comportant des outils d’apprentissage. C’est au moment où l’enfant vient poser une question sur l’utilité de ces derniers, qu’il est en état d’apprentissage et apprend plus vite et beaucoup mieux que lorsqu’on lui demande de suivre un programme élaboré et calé dans un temps imparti sans tenir compte de ses aptitudes individuelle. Il semblerait que la mise en place demande un peu plus de temps, mais que le résultat soit bien plus efficace et pour plus longtemps. Alors pourquoi pas, effectivement, tenter ces approches où on laisse l’homme (et la femme ;) ) être autonome et s’adapter, à sa façon et selon qui il est, aux tâches qu’il est censé remplir ? Est-ce que ce système pourrait faire boule de neige ? Comment transformer les mentalités des managers qui fonctionnent sur les anciens paradigmes ? Se préparer à proposer un nouveau système de fonctionnement aux entreprises, quel beau challenge ! :)
    Bonne soirée à tous :)

  36. Antoine Bouchet

    23 janvier 2013 à 17 h 53 min

    Marc, Parfaitement d’accord avec votre dernière intervention. Ne rêvons pas, la suppression de la hiérarchie, ça a un nom, ça s’appelle l’anarchie, et on sait ce que ça donne : c’est la loi de la jungle, c’est à dire qu’au lieu d’avoir une régulation par des dispositifs institutionnels (ce qui ne garantit pas la justice, mais néanmoins une certaine forme d’équité), on ouvre la porte à la loi du plus dominant qui est au départ le plus fort, le plus salaud, le moins scrupuleux, rarement le plus compétent. On obtient donc exactement l’inverse de l’effet recherché. En revanche, en travaillant sur la formation des managers et le soutien qu’on leur apporte tout au long de leur mission, on peut se préserver d’une bonne part des effets pervers, objets de cet échange.

  37. ferron

    23 janvier 2013 à 17 h 39 min

    Les entreprises « libérées » existent et même en France! je conseille aux cadres de lire sans peur « liberté et CIE » d’Isaac Getz. certain subiront un choc, d’autre trouveront le challenge à leur hauteur! entreprise libérée ne veut pas dire démagogie et anarchie! je suis « manager » et je n’ai pas été viré ! très cordialement

  38. ferron

    23 janvier 2013 à 16 h 29 min

    Faites comme nous chez LIPPI libérez votre entreprise ! la pyramide hiérarchique a disparu; les psychopathes se retrouvent à découvert et soit ils changent soit ils nous quittent! bonne journée!

  39. Ghislaine28

    23 janvier 2013 à 2 h 46 min

    Dans vos interventions, je sens la sensibilisation et combien vous êtes concernés, donc l’espoir ! Je me dis que si plusieurs individus seuls, informés, commencent à se serrer les coudes et se former aux outils de communication pour résister intelligemment et pas juste en « pétages de plombs », les fameux chefs, comme vous le dites, Antoine, ne sont guère courageux et ne résisteraient pas bien longtemps, car derrière l’esbroufe, la coquille est souvent vide. Les pervers narcissiques ou psychopathes en costume/cravate se dégonflent instantanément lorsqu’un tiers (témoin) est là pour soutenir sa victime. L’importance de la cohésion d’équipe comme vous le soulignez Bruno, affaiblira vite ces terreurs ! Comment informer, comment faire passer notre message dans ces entreprises ? Peut être que nous aussi, en alliant nos compétences et nos informations, nous pouvons contribuer à informer puis à former à….l’ESTIME DE SOI, enfin, à la communication (Il est vrai que le mot Estime de Soi est interdit…..;) ) pour que toute entreprise prospère avec des employés motivés et efficaces. Merci à vous pour vos contributions à ce sujet passionnant, d’actualité, qui mérite bien qu’on se penche sérieusement sur la question, justement, parce qu’en temps de crise, l’humain peut devenir, soit, plus fragile, soit, plus fort. La bascule vers l’un ou l’autre ne tient qu’à nous tous :).

  40. Antoine Bouchet

    22 janvier 2013 à 19 h 17 min

    Je reprends la plume, car la discussion élargit le périmètre de la question initiale et nous amène vers les « bonnes pratiques » du management. Ce que j’observe autour de moi m’amène à la conviction que la formation des managers et le soutien dont ils peuvent bénéficier sont souvent insuffisants, quand ils ne sont pas inexistants.Peu de nos écoles ou universités vont plus loin, quand on parle de management, que la conduite de projet, c’est à dire un résultat à atteindre, des chiffres à produire, des délais et budgets à respecter : c’est la culture du résultat. Et l’humain est oublié. Ajoutons que le mode de désignation d’une bonne partie des managers se fait à l’ancienneté, c’est à dire qu’au départ du titulaire, on désigne le plus ancien dans le grade le plus élevé et qu’on le lance dans le grand bain, sans s’être vraiment interrogé (et sans l’avoir interrogé) sur ses vraies capacités, motivations, etc. et souvent sans lui donner les quelques armes pour l’aider, au moins au démarrage. Il se retrouve donc placé, du jour au lendemain, à le tête de ceux qui hier encore étaient ses égaux, et condamné à leur donner des ordres et prendre des décisions difficiles. Situation invivable, qui peut expliquer certaines déviances : démagogie, brutalité qui est une forme de protection, etc. Comment voulez-vous, dans de telles conditions, disposer de managers équilibrés ?

  41. marc pradat

    22 janvier 2013 à 19 h 06 min

    Pour acquérir l’estime de soi, il faut avant tout pouvoir faire le point sur soi-même, il faut donc pouvoir acquérir un regard extérieur et neutre, ce qui n’est pas facile. Dans le contexte qui nous intéresse, ces « terreurs » en col blanc sont en position de manager et je ne pense pas qu’ils soient des managers capables lors d’un entretien d’évaluation non seulement de faire ressortir les points positifs de leur collaborateur, ni même de les mettre en confiance, ni même de leur donner des pistes leur permettant un épanouissement personnel voire le gain de l’estime d’eux-même, encore moins leur laisser la chance d’utiliser le droit de s’expliquer. Ils n’y ont aucun intérêt puisque toute leur construction prend appui sur la domination. Ils sont dans la prise de pouvoir, dans l’emprise … donc on appui là où ça fait mal, on rabaisse, on pointe toutes les fautes, les erreurs, on dévalorise, on amplifie les conséquence supposées de tous ces manquements professionnels sur le reste de l’équipe (là ils savent utiliser l’équipe dans leur management !), de la société. Je dis « on » par mépris. Bref on fait comprendre au subordonné qu’il n’est qu’une merde ! Et là où je rejoins parfaitement Antoine, c’est qu’il n’y a pas de hasard dans la vie. Pour qu’il y ait ces psychopathes, il leur faut un terreau et ils le trouvent effectivement dans des victimes qui manquent d’estime, de confiance, qui ne sont pas séparés, pas autonomes, toujours des enfants aux yeux de leurs parents ou de leur conjoint, des gens formatés à obéir sans réfléchir parce que c’est un chef, des gens dans la crainte parce que le banquier, autre meilleur ami de l’homme est bien présent dans leur vie ! il faut plus que du courage à un subordonné sous une telle emprise pour se rebeller et malheureusement, oui, le passage à l’acte est pour beaucoup la seule manière à leur disposition pour « exprimer » ce mal être, cette distorsion entre la réalité et ce que leur manager renvoie d’eux. Pour peu que cela raisonne avec un vécu passé ou présent déjà douloureux ….. Oui, pourtant ces manipulateurs sont lâches et facile à déstabiliser lorsque les équipes sont soudées, font preuve de cohésion, voire, ce qui serait pathologique dans un système, font alliance ou coalition avec l’échelon supérieur pour se débarrasser du manager toxique. Mais la cohésion est le travail des managers, non ? Alors comment faire quand c’est celui là-même qui organise la méfiance voire la défiance entre les équipiers, la concurrence plutôt que l’émulation… Et puis reste les managers de ces toxiques ! sont-ils aveugles ou ferment-ils les yeux sur des pratiques barbares parce que les résultats chiffrés sont bons au détriments des indicateurs humains qui ne figurent absolument pas dans leurs tableaux d’indicateurs !

  42. Ghislaine28

    22 janvier 2013 à 16 h 38 min

    Je me dis que si plusieurs individus seuls, informés, commencent à se serrer les coudes et se former aux outils de communication pour résister intelligemment et pas juste en « pétages de plombs », les fameux chefs, comme vous le dites, Antoine, ne sont guère courageux et ne résisteraient pas bien longtemps, car derrière l’esbroufe, la coquille est souvent vide. Les pervers narcissiques ou psychopathes en costume/cravate se dégonflent instantanément lorsqu’un tiers (témoin) est là pour soutenir sa victime. L’importance de la cohésion d’équipe comme vous le soulignez Bruno, affaiblira vite ces terreurs ! Comment informer, comment faire passer notre message dans ces entreprises ? Peut être que nous aussi, en alliant nos compétences et nos informations, nous pouvons contribuer à informer puis à former à….l’ESTIME DE SOI, enfin, à la communication (Il est vrai que le mot Estime de Soi est interdit…..;) ) pour que toute entreprise prospère avec des employés motivés et efficaces. Merci à vous pour vos contributions à ce sujet passionnant, d’actualité, qui mérite bien qu’on se penche sérieusement sur la question, justement, parce qu’en temps de crise, l’humain peut devenir, soit, plus fragile, soit, plus fort. La bascule vers l’un ou l’autre ne tient qu’à nous tous :).

    • Bruno CORITON

      22 janvier 2013 à 18 h 43 min

      Décidément c’est trop passionnant. Antoine revient sur ce que j’avais juste abordé; la culture du résultat. Il doit forcément y avoir du résultat mais comment doit on y arriver…? La formation du manager: je ne connais pas le principe des grandes écoles. Est ce que l’idée du tutorat est une bonne idée? Il faut bien sur que le tuteur soit sain. Quelques fois le « chef » prend les avis contraires de ses subordonnées pour des agressions alors qu’il s’agit souvent d’avis qui sont donnés par des personnes qui ont certaines connaissances du métier. Est ce que la concertation enlève quelque chose au pouvoir du chef, je ne pense pas (je ne parle pas de la nouvelle mode, la réunionnite, qui fait déplacer des gens de parfois très loin pour leur dire une messe qu’ils ont déjà entendue) Je reste sur la relation humaine et l’idée du chef qui montre l’exemple mais qui reste humain ce qui ne l’empêche pas d’être ferme quand il le faut. Est ce que cela s’apprend? En ce qui me concerne j’ai vu ce texte de Michel MENU en 1974 dans la 12 ème Compagnie du 3 ème RPIMa et j’ai toujours gardé son esprit en mémoire.
      SOUVIENS TOI CHEF
      SI TU RALENTIS, ILS S’ARRÊTENT,
      SI TU FAIBLIS, ILS FLANCHENT,
      SI TU T’ASSIEDS, ILS SE COUCHENT,
      SI TU DOUTES, ILS DÉSESPÈRENT,
      SI TU CRITIQUES, ILS DÉMOLISSENT,
      SI TU MARCHES DEVANT, ILS TE DÉPASSERONT,
      SI TU DONNES LA MAIN, ILS DONNERONT LEUR PEAU,
      SI TU PRIES… ALORS ILS SERONT DES SAINTS.
      Michel Menu
      Je suis certain qu’il y a bien d’autres textes qui présentent les relations chef -subordonnés dans des conditions acceptables. Je reste aussi persuadés que la majorités des cadres ne sont pas psychopathes mais simplement sous pression.
      …….. Bon maintenant il est temps pour moi d’aller mettre la pression à mon personnel. Je vous rassure je n’en ai pas. Il faut bien blaguer un peu Bruno

  43. MARIKORSIKA

    21 janvier 2013 à 22 h 04 min

    Et ce phénomène n’est pas l’apanage des hommes psychopathe en col blanc s’écrit aussi au féminin…

  44. Antoine Bouchet

    21 janvier 2013 à 17 h 34 min

    Bonjour, je retrouve quelques réflexions que je me faisais depuis longtemps à la fois sur la pyramide hiérarchique et sur l’accès aux responsabilités. Comme les deux réflexions me semblent nourrir le présent échange, je vous les propose.
    De la pyramide hiérarchique : La pyramide pointe en bas : à bien y regarder, la hiérarchie d’une organisation devrait être présentée, non pointe en haut (à l’image de l’implantation la plus fréquente des strates dans les locaux), mais bien pointe en bas, faisant ainsi apparaître la notion de charge, telle que la vivent les managers et responsables, au moins ceux qui s’impliquent assez dans leur activité (leur charge) pour en ressentir le poids. La meilleure illustration me semble être celle du dieu Atlas, maître du monde, représenté 1 genou en terre, portant la Terre sur ses épaules.
    De l’accès aux responsabilités : Il existe en gros deux méthodes pour parvenir au sommet de la fameuse pyramide. Pour les décrire, je prendrai l’image du volcan : il existe également 2 façons de parvenir au sommet : par l’intérieur (la cheminée) ou par l’extérieur. Parvenir au sommet par l’intérieur, la cheminée, c’est être propulsé par la poussée des gaz, c’est-à-dire le challenge interne qui permet aux meilleurs (en l’occurrence, pour les volcans, les cailloux qui ont le mieux résisté à la chaleur et qui sont au centre de la poussée – que les volcanologues pardonnent cette approximation, mais ce n’est pas aux volcans que j’en veux) d’être distingués puis appelés à des responsabilités supérieures. Au contraire, y parvenir par l’extérieur est beaucoup moins risqué, car il y fait moins chaud, et présente également l’avantage d’une meilleure exposition (on voit mal ce qui se passe dans les entrailles de la terre, il est plus facile d’observer les mouvements des touristes gravissant les pentes. Ce qui est intéressant, c’est de réfléchir à la nature des flancs du volcan : ils sont formés des « éjectas », matières retombées lors des éruptions précédentes ; en l’occurrence et pour ce qui l’ascension hiérarchique, ce sont les têtes des copains/collaborateurs/concurrents : monter par l’extérieur est l’exercice préféré de ceux dont l’ambition écrase les scrupules et, avec eux, les têtes des petits copains qui servent de marchepieds vers les honneurs.

  45. Ghislaine28

    21 janvier 2013 à 2 h 00 min

    Effectivement Bruno, on a l’impression que mettre la pression est indispensable pour obtenir des résultats, pour certains, ils finissent par avoir cette croyance (presque?) pathologique. Or, si vous mettez un être humain dans des conditions favorables (besoins de base assurés, toit, nourriture…), il fera des actions physiques (travaillera) naturellement. Sans cette énergie naturelle et d’inter-action avec ses semblables, il tomberait en « dépression » au sens littéral du terme : être sous tension est un état inhérent à l’homme, ce qui ne semble, à l’évidence, pas être pris encore suffisamment en compte dans certaines entreprises, c’est bien dommage :(….

  46. Bruno CORITON

    20 janvier 2013 à 15 h 56 min

    Marc j’aime bien votre analyse. Elle est très réaliste. Je suis très attaché à « la gestion des équipes par des managers amplificateurs d’énergie… ». Je pense que le résultat ne peut effectivement qu’être meilleur. Le facteur humain doit absolument rester au premier plan. Une personne ne doit pas aller au travail en marche arrière ou en se demandant comment elle va être mangée. Je n’irai pas jusqu’à dire que cela éviterai par exemple totalement les suicides résultant d’un stress au travail mais je pense que çà y contribuerai. Les pressions gratuites exercées par des arrivistes ou des « pervers » devraient être sanctionnées. Ghislaine votre commentaire me plait également. Je pense que ces personnes dites « dominantes » ne sont pas efficaces mais destructrices. Je crois cependant que certaines d’entre elles, mises dans un autre contexte, sans responsabilité hiérarchique ou appui de la hiérarchie n’aurai plus le même comportement d’où la responsabilité des hiérarchies. Pour ma part, la « culture du résultat » a été l’un des facteurs amplificateurs. Si l’idée en soit n’est peut être pas mauvaise elle a été détournée par certains qui en ont profité pour exercer des pressions sur leurs subordonnés dans un sens qui n’était peut être pas le sens initial mais ceci n’engage que moi. Bon week end à tous
    Bruno

  47. marc pradat

    19 janvier 2013 à 15 h 15 min

    Certains bernent leurs employeurs, très souvent par une façade bien travaillée d’exemplarité dans la forme : toujours à l’heure, toujours polis, jamais un mot plus haut que l’autre … Par contre d’autres sont parfaitement identifiés par les dirigeants qui n’ont de vision qu’à très court terme : ils sont confortés en ça par le management à l’américaine, c’est à dire la gestion individuelle des résultats par les managers au sein même des équipes. Diviser pour régner en est une autre illustration. Mais pressuriser leurs collaborateurs quitte à avoir un turn over démentiel ne leur pose pas de soucis. Les collaborateurs sont jetables, et les chiffres toujours atteints au détriment de l’esprit d’équipe, d’une émulation saine, remplacée par de la concurrence, d’une absence totale d’échange sur l’expérience et les compétences et de leur perte à chaque nouveau départ, de la perte d’efficacité globale de l’équipe puisque s’investir dans une relation professionnelle est contre productive pour soit. Une gestion des équipes en tant que tel, par des managers qui sont amplificateurs d’énergie et réceptacle du stress hiérarchique, va permettre de mener les équipes beaucoup plus loin, avec de meilleurs résultats sur le moyen et le long terme, au bénéfice commun des collaborateurs et de la société et vont en plus permettre d’éliminer ces psychopathes qui ont besoin du terreau de l’absence de relation au sein d’une équipe pour croitre et s’épanouir.

  48. Ghislaine28

    18 janvier 2013 à 19 h 03 min

    Bonjour :) Merci pour cet article qui donne à réfléchir sur nos sociétés « modernes » où l’humain disparait de plus en plus au profit d’attitudes mécaniques, hors émotions et où l’humain devient incongru. Un excellent livre écrit par Nicole Aubert dont vous pouvez trouver un résumé en suivant le lien ci-dessous : http://autonomconseil.com/a-lire/lindividu-hypermoderne/ Pas très optimiste, sauf si, à mon sens, nous ne laissons pas faire et réagissons individuellement à cet forme d’esclavagisme moderne qui peut mener toute une société à sa perte. :) Ghislaine

  49. Antoine Bouchet

    18 janvier 2013 à 12 h 37 min

    Et j’ajouterai cette formule bien connue : le pouvoir rend fou, et le pouvoir absolu rend absolument fou ! Le pire est que c’est très souvent vrai. Beaucoup d’entre nous le constatent, et se rendent compte, en situation de pouvoir combien il est difficile d’échapper soi-même à une certaine forme de folie : éloignement des réalités du terrain, identification des courtisans, confusion entre l’important et l’accessoire, goût prononcé pour les « hochets du pouvoir », …

  50. Bruno LEMAIRE

    17 janvier 2013 à 22 h 49 min

    Bruno LEMAIRE • Extrêmement intéressant la capacité à comprendre le non verbal. Nous envoyons des signaux sans en comprendre le sens. Il est important de repérer ces personnes très vite pour s’en protéger. C’est le principe des injonctions paradoxales ou le verbal et le non verbal sont en contradiction.

  51. Antoine Bouchet

    17 janvier 2013 à 14 h 14 min

    Jusqu’à présent, j’utilisais le terme de « pervers manipulateur », mais nous parlons des mêmes spécimens. Malheureusement, ces profils sont de plus en plus fréquents. L’article le dit bien : ces individus ont le vent en poupe, leur absence d’état d’âme leur permettant de prendre les décisions douloureuses que la situation difficile actuelle impose à de nombreuses entreprises. Et ils savent même les prendre en l’absence de difficultés ! Fuyons-les, oui, mais ils sont partout.
    Et méfions-nous, nous-mêmes ne sommes pas à l’abri d’attitudes cyniques nous apparentant à ce groupe. Parfois, face à des décisions difficiles, la tentation peut être forte d’agir de la sorte : il faut bien vivre…

  52. marc pradat

    17 janvier 2013 à 11 h 48 min

    c’est tout l’enjeu des différences entre le langage digital et l’analogique. Qu’ils soient manipulateurs ou non, ces profils de personnalité sont nuisibles au bon fonctionnement d’un groupe, d’une institution, d’une société. Si en apparence et au premier degré leur « excellence » passe pour un atout, ils sont en fait de véritable bombes à retardement qui vont faire fuir les véritables bons éléments, voire les détruire psychologiquement, en appuyant qui plus est sur leurs faiblesses, leurs fêlures, leurs fractures. J’aurais tendance à utiliser une autre terminologie, celle des sales cons, les « assholes » pour les américains !!!

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