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DRH du bonheur en entreprise : des exemples dans le monde entier

Il n’y a pas qu’en Belgique que des DRH comme Laurence Vanhée ou des consultants se penchent sur le sujet du bonheur en entreprise. A la suite des nombreuses réactions suscitées par notre article : « Quand la DRH a le titre de directrice du bonheur », voici une liste non exhaustive des initiatives prises pour assurer le bonheur des salariés en entreprise.

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Le précurseur : Tony Hsieh de Zappos

C’est aux Etats-Unis que l’on entend parler pour la première fois de la fonction de « Chief Happiness Officer » au sein d’une entreprise. Ronald McDonald est nommé en 2003 au poste de Chief Happiness Officer au sein du groupe McDo. A cette fonction il a pour objectif de promouvoir la marque Mc Do à travers le monde et d’apporter « joie et bonheur » au sein de l’entreprise ainsi que d’encourager l’activité physique pour l’ensemble du personnel quel que soit son âge.

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Mais c’est véritablement sous l’impulsion de Tony Hsieh, jeune américain d’origine taïwanaise qui a racheté la société de vente de chaussures en ligne Zappos, que la fonction CHO (pour Chief Happiness Officer) prend son envol. Jenn Linn, qui travaille au sein de Zappos, créé en 2005 un « Culture Book » qui deviendra au fil des années la bible de la culture de l’entreprise basée sur le bonheur des salariés et des clients. Zappos voit son chiffre d’affaires passer de 1,6 million en 2000 à 1 milliard de dollars en 2008. Zappos est revendu à Amazon un an plus tard et Jenn Linn et Tony Hsieh décident de se lancer dans une nouvelle aventure en créant en 2010 la société Delivering Happiness, qui vise à donner des conseils en matière de bonheur en entreprise. La société est très présente sur les réseaux sociaux tandis que ses dirigeants multiplient les interventions dans le monde entier pour porter la bonne parole.

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Les héritiers au Danemark, en Belgique et en Inde

Trois hommes vont surfer sur ce concept à la même période : le Danois Alexander Kjerulf, le Belge Michel Schwarz et l’Indien Ashok Soota. Le premier prend de nom de « Chief Happiness Officer » sur son blog Positive sharing. Il créé en 2010 sa société Woohoo inc., qui propose des ateliers sur le thème du bonheur au travail ainsi que des missions de consulting. Auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet dont le plus connu est : Happy hour is 9 to 5 (traduit en espagnol et en néerlandais), Alexander Kjerulf a été consultant dans 30 pays et a travaillé pour de grosses sociétés telles que Hilton, Microsoft, Lego, Ikea, Shell, HP, Tata et IBM.

A la même date, le Belge Michel Schwarz créé en 2010 sa société Happiness (inside me), qui propose des formations pour générer plus de motivation et d’innovation au sein de l’entreprise ainsi que des « opérations commando » pour booster une entreprise en neuf semaines en se basant sur les neurosciences (il est diplômé de l’Institut de Neuro-Cognitivism). Son crédo : « être amplificateur de bonheur privé et professionnel ». Michel Schwarz a une expérience en entreprise puisqu’il a créé plusieurs sociétés. Il se rappelle sur son site de ses débuts en 1990 comme responsable d’équipe chargé de la gestion hôtelière au Club Med à l’époque de son fondateur, Gilbert Trigano, un « vrai leader de tribus heureuses ». Pour sa part, c’est en 2011 que l’Indien Ashok Soota a créé sa société Happiest Minds avec l’objectif d’apporter le bonheur à la fois dans l’entreprise (qui travaille dans le domaine des technologies de l’information -TI), et auprès des clients. Happiest Minds affirme clairement sur son site ses ambitions: être une compagnie nouvelle génération proposant ses services et ses solutions TI en étant capable d’apporter tous les bénéfices des nouvelles technologies (cloud computing, social media, business intelligence, etc.).

DRH du bonheur en France aussi

Créée en 2007 avec différents partenaires dont le groupe La Poste et les sociétés Orange, Norsys, Saint-Gobain, Schneider Electric et Sodexo, l’association Entreprise et convivialité a été pionnière en la matière. Elle a pour objet de permettre aux entreprises d’échanger leurs bonnes pratiques au travail, mais aussi leurs difficultés afin de favoriser le bien-être individuel et l’efficacité collective. Elle organise chaque année des prix de la convivialité et de la qualité de vie au travail.

Plusieurs sociétés mettent en place des pratiques pour favoriser le bonheur des salariés en entreprise. Un palmarès des meilleures sociétés où travailler (Best Workplaces) est dressé chaque année par l’institut américain Great Place to Work dans 45 pays. Pour la France, ce classement existe depuis 2002. En 2013, trois filiales de groupes américains sont dans le trio de tête des sociétés de plus de 500 salariés: Microsoft France, Pepsico France et Mars France. Mais il existe bien d’autres initiatives non connues que nous nous proposons de relayer à Cadres et dirigeants magazine. N’hésitez pas à nous en faire part !
lire aussi  Ronald McDonald est nommé en 2003 au poste de Chief Happiness Officer au sein du groupe McDo
Et relire  Quand la DRH a le titre de directrice du bonheur 

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Sophie Lhameen

Sophie Lhameen

9 réactions

  1. Ginot

    17 septembre 2013 à 21 h 50 min

    Je trouve cela assez pertinent, mais la question que je me pose: est-ce que on créé une association pour se protéger de la concurrence sur le marché actuel ?

  2. Sonia

    25 août 2013 à 19 h 09 min

    Mettre en place des actions pour développer le bien être au travail est forcement un atout supplémentaire pour l’amélioration de la performance. La loi de cause à effet n’est pas systématique. On oublie de prendre en compte la personnalité du salarié et son rapport au travail. Ce dernier point est important et fera toute la différence par rapport à la subjectivité du bonheur.

  3. Louis Bergeron

    22 août 2013 à 15 h 59 min

    Cette notion du bonheur en entreprise qui va produire la rentabilité ne date pas d’hier. On peut reculer aux années 30, en fait à l’école des relations humaines.
    Il y a eu un nombre considérable d’études publiées dans des revues scientifiques sur cette question. J’en ai consulté un grand nombre. La corrélation bonheur-productivité n’existe malheureusement pas.
    Pour certaines personnes, le bonheur au travail pourrait avoir un impact sur la décision de rester ou non. Le concept de satisfaction au travail ou bonheur au travail est un état d’esprit face au travail. Il ne conduira pas nécessairement à la productivité. Par exemple, un individu peu productif pourrait se trouver une entreprise où il se la coule douce, maximisant son état de bonheur ou satisfaction. Il retire le maximum en donnant le minimum. Inversement, une personne productive pourrait se trouver dans un état d’insatisfaction, parce que l’entreprise l’empêche d’atteindre ses objectifs de carrière. Les combinaisons sont multiples.
    Sur mon site web, pages.videotron.com/bergloui, on peut consulter à ce sujet l’historique des écoles de gestion, qui explique les origines de l’école des relations humaines ainsi que ses lacunes. Il y a aussi un article simple accompagné d’un exercice révélateur, qui permet de faire un bilan des employés d’un département ou d’une entreprise. Il s’intitule Producteurs-exploiteurs-heureux-malheureux. On place les employés au bon endroit dans le graphique. Cela présente un portrait très visuel. On peut voir l’évolution dans le temps de notre entreprise.On peut lire aussi le texte Motivation, satisfaction et performance au travail.

  4. Carole Miville

    22 juillet 2013 à 17 h 23 min

    En avril 2002, avec ma conférence et mon livre Rire et Grandir, j’élaborais avec Jean-Luc Tremblay, auteur du best Seller « La Performance par le plaisir », un projet audacieux qui fait des petits. Même les sceptiques découvrent que le plaisir au travail a des retombées financières mesurables… Plus de détails à
    http://www.formationpersonnelle.com/seminaires-publics/rire-et-grandir.html

  5. Luc de Belloy

    27 juin 2013 à 10 h 16 min

    Merci Sophie de votre bel article qui fait beaucoup de bien et qui est bien documenté. Un seul regret, la plupart des intervenants ne « respirent pas le bonheur » quand ils parlent de bonheur, surtout au début ! Luc de Belloy – entraineur de dirigeants – metteur en scène

  6. Ouzé Olivier

    25 juin 2013 à 19 h 42 min

    Si vous souhaitez un point de vue enthousiaste et plus nuancé aussi sur le thème du bonheur en entreprise, vous pouvez me contacter. Mes animations respectent les valeurs, la réalité du climat social. Si votre vocabulaire est plus proche des « ensemble » « dialogue social » « qualité de vie au travail », « réalisation professionnelle » qu’aux mots « performance », « excellence », « engagement », « efficience », nous avons déjà beaucoup de points communs. Vous pouvez me joindre et consulter mon profil sur le site http://www.olivier-ouze.com. Olivier, Entraîneur de Bonne Humeur

  7. Joanna

    25 juin 2013 à 9 h 10 min

    Et sans oublier en France Happylab! Au coeur du sujet! http://www.happylab.fr

  8. Michel Henric-Coll

    24 juin 2013 à 18 h 12 min

    Intéressant article.
    Dans la ligne de La Belle Histoire de FAVI, por Jean-François Zobrist
    Un cas réel.

    • Sophie Lhameen

      Sophie Lhameen

      24 juin 2013 à 19 h 58 min

      Merci Michel. Le cas de FAVI est en effet une belle histoire, mais nous savons qu’il en existe plein d’autres. Nous sommes preneurs de toute histoire réelle d’entreprise où la success story s’est combinée avec un management humain ! En ce sens, avez-vous des témoignages concrets d’entreprises qui ont appliqué votre modèle d’organisation fractale ?

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