jeudi 23 mai 2013
  • Comment trouver un emploi, réussir, manager et entreprendre

Facebook qui pleure et Facebook qui rit

Bourse dans le rouge

Facebook qui pleure, Facebook qui rit. Tout le monde ne vit pas l’introduction au Nasdaq du premier réseau social de la même manière. Quand les investisseurs historiques gagnent des fortunes, des investisseurs institutionnels enregistrent des pertes de valeurs latentes de leur portefeuille.

Ainsi Peter Thiel cofondateur de Paypal achète en 2004 20 millions d’actions Facebook pour 500 000 dollars et les revend cette semaine pour 391 millions soit un bénéfice 390,5 millions de dollars. Dans le même temps pour des fonds de pension hollandais la chute de Facebook en bourse a un goût amer. Selon les Echos, ce seraient des millions de dollars de pertes latentes que ces fonds enregistreraient. 3 mois après l’introduction mal maîtrisée voire forcée, ces fonds de pension en général plutôt gérés en bon père de famille se sont laissés embarquer dans la ruée vers l’or Facebook.

Notamment, on cite le cas d’ABP, institution qui compte 2,8 millions de fonctionnaires et d’enseignants, gère 5200 milliards de dollars d’actifs, et a dépensé 12,5 millions de dollars pour acquérir des actions qui n’en valent que quelque 6,3 millions à ce jour. PGGM, autre fonds de pension du personnel de santé, avec 2,4 millions d’adhérents et 102 milliards d’actif accuserait une dépréciation latente de 6 millions d’euros. La situation est d’autant plus délicate qu’au premier semestre, les institutions concernées ont affiché un taux de couverture de leurs engagements inférieurs au seuil exigés par la banque centrale des Pays Bas. On évoquerait même une baisse des pensions de retraites pour le printemps 2013.  En résumé Facebook qui pleure et Facebook qui rit. Pourquoi commenter nos articles et publier vos idées ?

 

REAGISSEZ A CET ARTICLE !
Cliquez ici pour publier votre avis.
Recevez chaque mois le TOP des articles du Magazine
en vous inscrivant à la newsletter

  

Partagez cette page

3 réactions à cet article

  1. Joan Plancade dit :

    Est-ce que tout simplement, la valeur d’une action ne reflète-t-elle pas plus le potentiel de développement d’une société et non sa valeur actuelle réelle? FB a été introduit au moment ou la société était déjà mature (600 M d’utilisateurs ou quelque chose comme ça). Son potentiel d’évolution est donc moyen (ça ne décuplera pas en peu de temps comme cela fut le cas il y a quatre ans). Or dans le monde du web, quand un concept n’est plus en explosion, il est déjà virtuellement mort, car potentiellement remplacé par le suivant (cf MSN). Le marché anticipe donc des cycles ultra-rapides en condamnant l’entreprise mature au fait de sa gloire, ce summum annonçant une chute imminente aussi rapide que la progression fulgurante qui l’a précédée.

  2. Ou jouer à “qui perd gagne..”. La question étant toujours: “En final à qui cela profite-il???” Belle exemple d’économie virtuelle, la valeur travail semblant effectivement faire partie d’une langue morte…Oui mais pour combien de temps?
    Dans le cadre d’une sociéte en perte de références et à la recherche de “moteurs” pour redémarrer, c’est un exemple intéressant. Quelle pourraît être notre réaction et actions “responsables” face à ce type de situation? Pour notre propre consommation? Par rapport à nos choix d’épargne ? Bertrand MOULIN Consultant APEC

  3. Facebook est un vrai phénomène internet dans la mesure où il correspond à une évolution dans les usages. En revanche, le phénomène est largement surestimé par les entreprises qui parviennent rarement à amortir les investissements dans leur Facebook page qui fidélise peut, génère peu de business et ne contribue que de façon marginale à la stratégie de marque. L’esperance de CA a court terme de Facebook depend donc actuellement de sa capacité a empecher les entreprises qui s’y sont installées de partir et a convaincre le coeur de ses membres a continuer l’utiler comme messagerie personnelle. Cela permettrait de maintenir un benefice de 1 milliard de dollars, donc, d’une valorisation de $15 à $20 milliards (les entreprises classiques sont valorisées 10 à 20 fois leur bénéfice de l’année en cours) auxquels s”ajoutent les $16 milliards levés lors de l’introduction en bourse (normalement toujours en tresorerie). Donc, valorisation totale de $30 à $35 milliards et un cours de $11 à $12 contre $18 actuellement. Miser sur un cours plus eleve revient à imaginer que Facebook augmente encore son audience ou cree de nouvelles sources de revenus. Dans l’absolu, cela est possible grace au mobile (mais aucune source de revenu n’est actuellement associee a Facebook Mobile) par le lancement d’une regie publicitaire concurrente de Google Adsense. Dans la realite, le pari est risqué. Raphael Richard, fondateur de l’agence Neodia Digital Marketing http://www.neodia.fr

Donnez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>