Quand la DRH a le titre de « directrice du bonheur »
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Quand la DRH a le titre de « directrice du bonheur »

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Un exemple à suivre : remplacer le titre de DRH par celui de Chief Happiness Officer pour rendre le personnel heureux dans son travail.

Cet article déjà paru  fait partie des plus lus et des plus commentés.  On pourrait penser à une blague belge, mais ce n’est pas le cas. Laurence Vanhée, DHR du Service public fédéral (SPF) belge de Sécurité sociale, a décidé  de remplacer son titre de DRH (directrice des ressources humaines) par celui de « Chief Happiness Officer ». Avec un crédo : gérer des êtres humains (et non des ressources) et les rendre heureux au travail.

Télétravail et « Happy Jobs »

Ce crédo correspond à une aspiration profonde, explique Laurence Vanhée dans le dernier numéro du magazine belge Références. Il se traduit dans les faits par des applications concrètes au sein de son service de sécurité sociale. Ainsi la « directrice du bonheur » a permis à 92% du personnel de la sécurité sociale de travailler à leur domicile jusqu’à trois jours par semaine. « 69% ont profité de cette opportunité », explique t-elle.

Autres initiatives de Laurence Vanhée : des workshops proposés aux salariés intitulés « My Energy » pour retrouver le sens de leur travail, des entretiens d’évaluation nommés « Happy Jobs » ou encore la gestion de carrière intitulée « Talent + ».

Et les résultats de cette politique sont là. Ainsi, affirme au magazine Références Laurence Vanhée, « nous affichons un taux de satisfaction de 89%, tandis que le nombre de candidatures spontanées a augmenté de 500% ». Et elle a été récompensée par le prix «HR Manager de l’année 2012». Il est vrai qu’en matière de management un salarié heureux coûte beaucoup moins cher à son patron : il est deux fois moins malade, six fois moins absent, et 55% plus créatif qu’un salarié malheureux…

Happy RH

Pour retracer son expérience, Laurence Vanhée a écrit un livre dénommé « Happy RH » (Ed. La Charte) qui vient d’être publié. Comme elle l’explique dans son blog intitulé Miss Philomène, les DRH se doivent d’évoluer « d’un rôle de gestionnaire de capital humain vers un rôle de développeur de patrimoine humain […]. Cette évolution passera notamment par le développement d’une culture positive, de confiance et responsabilisante qui met l’humain et la notion d’équipe au centre des préoccupations de l’organisation; le développement d’une nouvelle génération de leaders, et le démantèlement des usines à gaz RH (SIRH, gestion des compétences, gestion des connaissances…) ».

« Happy lunch » le 19 juin prochain

Laurence Vanhée a décidé de poursuivre sur sa lancée en créant avec Jean-Paul Erhard, managing partner du réseau Peoplesphere, le premier «BE Happiness Day». Concrètement, une quarantaine d’entreprises et d’organisations (Ethias, Iris, Cofinimmo, Axa, Manpower ou encore la Police fédérale), se sont réunies le 20 mars dernier à l’occasion de la première Journée internationale du bonheur décrétée par l’Onu. Objectif de cette rencontre: partager les recettes du bonheur en entreprise.

Face au succès de cette première journée du Bonheur au travail en Belgique, une deuxième est d’ores et déjà prévue le 19 juin. Au programme de ce « Happy lunch », les interventions de Jordi Quoidbach (chercheur de la Harvard University) et d’Hendrik Bogaert, secrétaire d’Etat belge chargé de la modernisation des services publics.  Avis aux amateurs !
Crédit photo : Happinessday.be

 

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Sophie Lhameen

Sophie Lhameen

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36 réactions

  1. Roland BZDRENGA

    23 décembre 2013 à 23 h 18 min

    Merci de ce texte édifiant par le fait d’avoir osé .. mais aussi par les résultats de satisfaction obtenus, comme quoi l’audace ne peut qu’engendrer un changement positif dès lors qu’on s’intéresse aux personnes et non plus simplement à un système … Aussi m’intéresserai-je à un élément de la conclusion, selon :  » … Hendrik Bogaert, secrétaire d’Etat belge chargé de la modernisation des services publics. Avis aux amateurs ! » … Ceci correspond à un état d’esprit : la modernisation des services publics (belges en l’occurrence) … que l’on pourrait transformer en  » la modestisation des services publics » en France, simple constatation de ce qui se passe au sein de nos administrations qui continuent à fonctionner en systèmes … en vue d’atteindre une efficacité toute relative au vu de ce qu’ils coûtent aux contribuables que nous sommes … simple avis qui n’engage que moi bien entendu.

  2. Mathieu

    13 septembre 2013 à 16 h 13 min

    Le bonheur est dans le pré et le pré peut être carré !

    En France, des OPCA et OPACIF (dont FONGECIF) collectent entre 0,2 et 1,5% de la masse salariale des entreprises. Ces milliards d’euros sont utiles à de nombreux salariés exprimant au mieux un besoin en financement de formation longue durée : baccalauréat, BTS, Licence, Maîtrise, Master, MBA, Doctorat, etc…

    La solution la plus simple reste la FHTT pour Formation Hors Temps de Travail avec les Opacif (1000 à 18000 euros de frais de formation en moins par individu, souvent sans passer par le service RH), encore faut-il prévoir et se projeter si possible dans l’avenir visé.

    Bon courage à tous !

    Mathieu assure la-formation-continue.fr

  3. Vauban

    2 août 2013 à 23 h 08 min

    Pourquoi le bonheur s’exprime-t-il en langue anglaise au sein du plat pays ? Si le bonheur signifie se soumettre à une lingua franca sans saveur, alors je serais malheureux…

  4. Olivier Chaillot

    1 août 2013 à 11 h 45 min

    Sacré volte face ! La « fonction personnel » était jusqu’à maintenant (et est majoritairement encore !) le bras armé de la finance et de la production avec pour objectif de produire à coûts minimum … Pour atteindre cet objectif, l’imagination débordante des DRH avait trouvé que « mettre la pression » était sans doute la manière la plus efficace. Ce paradigme, poussé à l’extrême, avait même conduit certains DRH à penser que la façon la plus efficace de gérer le personnel était de le considérer comme une ressource au même titre que l’énergie, l’information, les matières premières … et comme l’humain n’est pas facilement « gérable », à aller jusqu’à penser que le meilleur moyen était de réduire cette « ressource » pour la remplacer par des robots, automates et autres machines … beaucoup moins compliquées …
    Bien sûr, le discours tenu a toujours été autre ! Pourtant, comme le démontre votre article, mettre en place les conditions pour que le personnel soit heureux d’appartenir à l’entreprise est payant … sur le long terme ! Sacré gageure que d’imposer une action long terme dans un contexte contraint par les résultats immédiats ! Souhaitons que de telles démarches se multiplient !

  5. Myriane Barnier

    9 juillet 2013 à 17 h 26 min

    Wooh! cela fait rêver l’ex fonctionnaire simple agent de la poste que je suis . Il y a 7 ans j’ai quitté cette ambiance difficile. Depuis 2 ans je vis l’expérience du marketing relationnel au sein de la compagnie usana (www.oser.usana.com). Quel bonheur, je suis mon propre chef! Je parle de mes produits, j’organise des rencontres, j’offre à longueur de journée et je suis heureuse, libre et beaucoup plus en santé!!!

  6. Isabelle R.

    5 juillet 2013 à 1 h 21 min

    Je suis DRH en France et je partage à 2000% ! Cette « utopie » m’anime depuis très longtemps et m’a conduite à ce métier passionnant; quel bonheur de donner du bonheur aux gens dans leur travail et de démontrer au fil du temps que cela est rentable pour l’entreprise. Quel plaisir aussi de constater à quel point cette ambition et ses concrétisations suscitent enthousiasme, adhésion…et contagion. L’avenir de la RH est bien là et je remercie Laurence (dont j’ai entendu plus personnellement parler en France par Christine Cma belle sœur…) d’être aussi active et brillante dans la diffusion de ces idées. Au plaisir d’une rencontre ?

  7. Evelyne

    22 juin 2013 à 7 h 23 min

    Il y aura toujours des gens qui discuteront sur les term

  8. Jean-Claude Grauls

    21 juin 2013 à 6 h 46 min

    Je suis actuellement responsable d’un call center et auparavant, je faisais partie du staff de Laurence.Oui,cela paraît un peu « bisounours  » au départ, mais lorsque vous tentez, ne fusse que tenter de le mettre en pratique,vous vous rendez compte que ça marche.Nous restructurons, le call center,mon équipe et moi en tentant d’amener des solutions pour rendre les gens heureux.Nous ne sommes qu’au début de l’expérience,mais cela porte ses fruits, tant pour les citoyens, que pour le personnel, et pourtant, nous parlons bien d’un call center !

  9. Aurélie

    18 juin 2013 à 7 h 20 min

    Bonjour, Merci pour cet article intéressant et positif. Après l’avoir lu, je ne peux que vous inviter à découvrir l’association pour laquelle je travaille, Entreprise & Convivialité. Chez Entreprise & Convivialité, nous sommes convaincus que la convivialité au travail favorise le bien-être individuel et l’efficacité collective. Notre association a pour but de permettre aux entreprises d’échanger leurs bonnes pratiques, mais aussi leurs difficultés, afin de mieux vivre ensemble au travail. J’ai, dans ce cadre, rencontré une DRH, directeur de la convivialité !

    • jphcathelin

      19 juin 2013 à 14 h 57 min

      Toute position vraiment originale, comme celle-là, est toujours qualifiée d’idéaliste voire d’utopique quand elle aspire à un mieux-être humain.Mais elle ne restera pas seule, les nouvelles générations qui arrivent sur le marché vont requérir d’autres approches de la « gestion » de l’humain. Notre recherche actuelle sur L’ambiance au travail nous confirme déjà, même si l’enquête est toujours en cours, que s’appesantir sur la qualité de vie qui règne dans une organisation c’est… rentable. Soyez les bienvenus pour y participer https://www.sondageonline.com/s/edc9991

  10. Lorrain54

    15 juin 2013 à 20 h 21 min

    Prévenir plutôt que guérir. Telle est la vocation du management de l’intelligence collective : un approche très simple pour mettre en synergie les intelligences et faire émerger l’intelligence des collaborateurs … et leur épanouissement !

  11. Happiness inside me

    15 juin 2013 à 13 h 09 min

    Bravo Laurence et toute son équipe!! Depuis 20 ans, je monte des entreprises grâce à la passion, l’enchantement et la croissance partagés. Et ça marche du tonnerre! Vous rêvez d’implémenter cela chez vous: http://www.happinessinsideme.org

  12. Sophia

    14 juin 2013 à 14 h 05 min

    Je suis ravie de voir qu’enfin cela puisse être médiatisé, se dire, s’écrire. Nous n’aurons pas le choix que de changer, nous arrivons à la fin d’une ère de part ses limites ouf, il était temps ! Cela prendra du temps, des critiques comme à tout changement. Je travaille sur ce projet mais c’est avant tout une conduite du changement avant même la mise en place des nouvelles pratiques. « Oui vous continuerez à gagner de l’argent et vous savez quoi ? Plus encore ;) ! » Vous lire m’illumine, MERCI !

  13. Muriel Rey

    13 juin 2013 à 14 h 45 min

    Je suis très heureuse d’apprendre cette nouvelle ! Il semble tomber sous le sens qu’un salarié heureux est moins malade plus productif et plus créatif, mais qu’en est-il dans les faits ? Beaucoup de personnes ont des équations inconscientes en tête : sérieux = triste… plaisir, bien être, rire = pas sérieux travail bien fait = effort = douleur obligatoire plaisir, bien être, rire= travail mal fait etc etc…. Les préjugés véhiculent un certain masochisme inconscient. J’ai créé Rey Consulting il y a 15 ans afin d’être libre de mes orientations, et parmi elles j’ai choisi de me former et de travailler sur le rire, le bien-être et la psychologie positive (sans pour autant mettre de côté les autres approches des relations interpersonnelles). J’ai plusieurs fois essayé de proposer des séances de rire chez mes clients, ça ne les a pas amusés !… et pourtant, au sortir d’animations que je réalisais, on me disait « on vous a entendu, vous avez bien ri », et oui ! Nous avons bien ri ET nous avons bien travaillé ! Je souhaite que l’initiative de Laurence Vanhée puisse faire tache d’huile et qu’elle soit suivie par bon nombre de décideurs… Bravo à vous !

  14. David Neuffer

    13 juin 2013 à 14 h 34 min

    Mme Vanhée, Est-ce que vous proposez aux employés de votre sociétés des cours de CNV comme mesure pour tendre vers le bonheur au travail ? Merci de votre analyse. Salutations. David

  15. mifo

    13 juin 2013 à 12 h 29 min

    Bien sûr la démarche est très plaisante et louable mais date de quelques années avec malgré tout en toile de fond l’efficacité toujours. De CEO (chief executive officer) on passe à CHO(chief happiness officer)!Tour de prestidigitation ou véritable consensus? Allons surtout vers des entreprises plus éthiques en interne. Ce mouvement qui pointe mérite aussi d’être signalé.L’éthique peut être l’affaire de tous tandis que la recherche du bonheur est une démarche individuelle.

    • NORVEGE27

      14 juin 2013 à 0 h 35 min

      Bonsoir, Oui plus d’éthique, plus d’équité, moins de blabla, moins d’injustice, moins de condescendance, moins de mépris gratuit, plus de modestie, de la courtoisie, à défaut de sympathie et de solidarité. Bref des relations normales entre humains. Arrêtons la prédation au sein des entreprises, rancoeurs et jalousies des collègues les uns envers les autres, pire que la prédation vue dans la chaîne animale souvent. Arrêtons ces clivages envers les classes sociales, ces discriminations de toute sortes. Faire en sorte que chacun puisse trouver sa place au sein d’une entreprise et y progresser un tant soit peu, car la progression est légitime pour l’être humains qui travaille et qui n’a que ses bras et ses neurones pour vivre… et ne peux compter que sur lui. C’est un cadre en souffrance, salarié dans une DRH qui vous parle !!!

  16. VENY Guy

    13 juin 2013 à 9 h 16 min

    Quel plaisir de voir une personne qui a la confiance de sa direction pour se lancer dans autre chose. Combien de DRH ne sont pas aux ordres de leur direction… et les bonnes idées restent au placard ! Oser quelque chose de différent donne souvent des résultats. N’est-ce pas d’ailleurs ce qui caractérise l’entreprise à risque ? …Les grands pontes de la productivité réagissent et crient au scandale ! Du bonheur dans l’entreprise… Tout à fait à l’encontre des objectifs économiques et des tableurs. Il est vrai que nous n’aimons pas ce que nous ne connaissons pas et entrer dans une gestion de l’émotion et du sentiment est souvent difficile pour un chef d’entreprise. C’est dire aussi que le bonheur de travailler dans une entreprise passe aussi par une reconnaissance de l’autre et …. une écoute de l’autre. Et pour écouter, il y en a au moins un qui doit se taire… Et ce n’est pas ces capacités que l’on apprend dans les HEC ou autres MBA ou même simplement dans notre éducation. Les freins sont donc nombreux et pas spécialement liés toujours à la hiérarchie. Pas la peine de développer. Ce serait trop long. Donc bravo ! Une personne convaincue, à la bonne place, au bon moment et bien en lien médiatique. C’était pas évident !

  17. David

    12 juin 2013 à 20 h 36 min

    Depuis quelque temps, je réfléchi a changer mon titre de conseiller syndical à conseiller du bonheur: je trouvais que les gens s’écartaient trop souvent du bonheur au travail au profit des certains valeurs imposées: la compétition, le conformisme, l’envie, l’argent, etc. mais je trouvais ce changement de nom trop audacieux. Le fait que vous donniez du sens à ce concept dans le contexte du travail m’encourage à persévérer dans ma tentative de changement de titre

  18. FR in ASE

    12 juin 2013 à 13 h 39 min

    J’adhère tout à fait… Du moment que la sincérité est démontrée. J’ai lu que des entreprises avaient décidé de mettre en n°1 de leurs préoccupations, les salariés, en lieu et place des clients. C’est intéressant aussi. Le pari est le même: si j’investis du temps et de la qualité dans les rapports humains, les salariés seront plus performants dans leur métier et pour les commerciaux, dans la relation client.

  19. nathalie vogelsinger-martinez

    11 juin 2013 à 16 h 13 min

    Si le rôle de l’entreprise n’est pas d’être le seul pourvoyeur du bonheur, il est dans l’intérêt de tous qu’elle ne devienne pas le lieu où la souffrance se cristallise. Les politiques de « bien-être en entreprise » qui remettent l’humain au centre de dispositif sans perdre pour autant leur objectif de rentabilité obtiennent de très bons résultats : des salariés heureux de travailler pour leur « marque » car reconnus dans leur dimension humaine c’est à dire dans leur vulnérabilité (stress, maladie, besoin de communication, besoin de reconnaissance mais aussi capacité à créer et à innover…).
    Etre « Directrice du bonheur », quelle meilleure mission sur terre !

  20. ct

    10 juin 2013 à 19 h 46 min

    Ca fait depuis plusieurs années que je suis régulièrement le blog d’un Danois qui s’est lancé dans cette aventure et se nomme aussi Chief Happpiness Officer. Ce blog est en anglais et donne une autre vision du monde du travail.
    http://positivesharing.com/2013/05/10-years-of-happiness-at-work/ Ce dont vous parlez dans l’article m’y a fait penser. Puisse-t-il y avoir beaucoup de personnes comme ces deux-là!

    • Sophie Lhameen

      Sophie Lhameen

      11 juin 2013 à 11 h 05 min

      Merci pour cette info. Nous allons en parler dans un prochain article. J’en profite pour lancer un appel aux lecteurs: si vous connaissez en France et dans le monde d’autres personnes qui ont ce même genre d’initiative, merci de nous en faire part pour que l’on puisse en parler !

  21. benisa4

    10 juin 2013 à 16 h 23 min

    Je ne m’autorise évidement pas à parler de MMe Laurence Vanhée que ne connais pas et que je salue ici.
    Bernadette Clavel

  22. benisa4

    10 juin 2013 à 16 h 19 min

    Non, mais ! DRH n’est pas vocation à nuire aux salariés ; l’histoire récente « post 30 glorieuses » nous a malheureusement renseigné sur des travers années 90-2000 notamment ; mais depuis une évolution s’est opérée chez les DRH formés aux techniques et stratégies d’évolution je ne me situe pas dans le fantasme, on est loin du bonheur ; mais les concepts et outils RH permettent des faisabilités opérationnelles ; structurelles ; organisationnelles …
    De plus, ici où là, une tendance s’opère pour resituer les initiales DRH (direction des ressources humaines) vers Directions des Relations Humaines ; pourquoi pas ! il est parfois complexe de s’entendre qualifié de Ressource ; on n’a pas envie d’être une ressource utilisable considérant corvéable (assujetti à) ; les mots ont du signifié et du signifiant. Alors une évolution étymologique … ?? est-ce suffisant si peu suivi d’effets..et surtout non explicité dans les équipes ; je m’interroge . à poursuivre

  23. Maryse Frippiat

    10 juin 2013 à 15 h 56 min

    Enfin une dirigeante qui a compris que du « personnel », c’était d’abord et avant tout, des PERSONNES, des ETRES HUMAINS, avec tous les défauts, qualités et aspirations au bonheur qui nous caractérisent TOUS, et ce quel que soit notre titre, grade, métier ou rang. Et puis Mme Vanhée ose surtout dire que tout employeur a tout intérêt à rendre les conditions de travail les plus propices au bien-être, à l’épanouissement des personnes qui oeuvrent avec et autour de lui. Pour moi, cette dame a tout compris : un travailleur épanoui et respecté dans ses besoins fondamentaux sera un travailleur heureux, en bonne santé, motivé, présent et efficace. Je partage entièrement cette nouvelle conception du travail où la dimension humaine n’est pas niée et/ou bafouée.

  24. Luc Pirson

    9 juin 2013 à 11 h 06 min

    L’employé heureux rend son employeur heureux : cercle vertueux.
    Construire un environnement professionnel qui favorise le bien-être, voire qui rende plus heureux les collaborateurs, voila un défi à relever par chaque employeur dans son intérêt propre. Principalement dans le monde des services la reconnaissance, la responsabilisation et l’engagement sont des moteurs puissants pour l’obtention de bons résultats. Bien sûr, les projets concrets et les pratiques quotidiennes véhiculées par tous les acteurs de terrain traduiront seuls le message visionnaire en action. L’usage d’un langage approprié ou d’un titre novateur (Chief Happiness Officer) ont, au-delà de l’aspect cosmétique, le mérite de porter la culture de changement, de clarifier les enjeux et d’influer sur toutes les strates de l’organisation.

  25. Laurence Vanhée

    9 juin 2013 à 9 h 56 min

    Merci Sophie pour cet élogieux article! Je suis très touchée. Et merci à tous pour vos encouragements. Certes le titre de « Chief Happiness Officer », directrice du Bonheur est interpellant! Mais au-delà de ce but premier de lancer une réflexion chez les lecteurs ou les personnes que j’ai la chance de rencontrer, c’est une vraie conviction qu’il traduit. Je suis persuadée que l’employeur à une réelle responsabilité dans la création d’un cadre de travail qui permettra à ses salariés de trouver leur Bonheur au Travail. Ne vous sentez-vous pas mieux servis ou accueilli en tant que client(e), que citoyen(ne) par des salariés ou fonctionnaires heureux? N’avez-vous pas tendance à partager vos expériences positives autour de vous et à recommander chaleureusement tel ou tel fournisseur, non pas uniquement parce que vous avez payé un prix juste, mais aussi parce que vous avez rencontré des personnes souriantes, heureuses de vous aider? Le Bonheur au Travail n’est pas une chimère. C’est une nécessité plus qu’urgente, criante que réclament à juste titre les femmes et les hommes qui composent nos organisations. Des salariés heureux font des clients/citoyens heureux qui à leur tour font des actionnaires / partenaires sociaux ou politiques heureux. Et, en tant que DRH ou manager, nous avons cette responsabilité de les entendre et de contribuer à leur bonheur… au travail! N’hésitez pas à nous rejoindre sur le groupe HappyatWork de LinkedIn pour poursuivre ce débat ou à nous contacter via le site des Happy Organisations : http://www.happinessday.be A très vite et d’ici-là, rayonnez de bonheur autour de vous… car le Bonheur, c’est contagieux!

    • Sophie Lhameen

      Sophie Lhameen

      10 juin 2013 à 7 h 40 min

      Merci Laurence pour votre réaction. Nous allons suivre tous vos débats sur le sujet avec attention. Avez-vous beaucoup d’écho en France sur votre initiative ? Et pensez-vous qu’il est plus facile d’appliquer vos préceptes de bonheur au travail dans les petites entreprises que dans les grandes ? Et qu’en est-il pour la fonction publique ?

  26. mariefromcaminando

    8 juin 2013 à 15 h 37 min

    Une initiative formidable car elle ne semble pas cacher qu’un salarié heureux est un salarié rentable…tout le monde a a y gagner ; j’ai quitté les RH pour le social mais j’aurais aimé travailler avec des personnes aussi impliquées.
    Les « titres » sonnent un peu « bisounours » cependant. Le bonheur au travail contribue à l’équilibre personnel global et quelque soient les choix personnels des salariés, être traité comme un acteur et non comme un pion, être écouté et pris en compte concoure toujours à une meilleure estime de soi et reste fondamental. A l’heure où on entend tant de souffrances au travail, j’applaudis cette DRH et tout son staff !

  27. Alexandre Grandremy (@AlexGrandremy)

    7 juin 2013 à 23 h 26 min

    Excellent article et initiative. J’aimerais beaucoup rencontrer Laurence Vanhée. Pour approfondir sur le sujet, selon moi, effectivement le DRH a un rôle primordial pour le Bonheur dans l’entreprise, il pourrait être le Directeur Général Délégué Bonheur (il planifie et exécute la mission Bonheur). Mais à mon avis, ç’est bien le DG qui doit porter cette mission dans son cap, et idéalement chaque Manager doit avoir comme élément de sa mission le bonheur de sa Team, et idéalement chaque employé doit être formé sur ces aspects et amené a réfléchir comment il l’applique pour sa propre vie et pour ses collègues, son entourage pro. Tout cela est bien sûr complexe et demande une conduite du changement importante (surtout ds les grds groupes). Donc encore bravo à Laurence. J’échangerai avec plaisir avec vous sur ces thématiques sur LinkedIn : fr.linkedin.com/in/alexandregrandremy ou sur facebook : https://www.facebook.com/alex.grandremy ou twitter @AlexGrandremy Alexandre Grandremy Je suis le co-fondateur DG, et Directeur du Bonheur et de l’Efficacité de Deways Deways est le 1er réseau social de location de voitures entre particuliers http://www.deways.com

    • Sophie Lhameen

      Sophie Lhameen

      10 juin 2013 à 7 h 30 min

      Merci Alexandre. Il est vrai que la notion de bien-être au travail de son équipe (pour ne pas dire bonheur)doit être voulue au plus haut niveau (DG, PDG) et pas seulement au niveau de la DRH. En tant que co-fondateur DG de Deways, pouvez-vous nous expliquer concrètement comment vous appliquez au sein votre entreprise ces préceptes de bien-être au travail ?

  28. Delafontaine

    6 juin 2013 à 9 h 15 min

    A l’occasion de la sortie de son livre « Happy RH – Le bonheur au travail, rentable et durable » et du classement d’AOS Studley au palmarès Great Place to Work® 2013, Laurence Vanhée est venu débattre chez AOS Studley du sujet : Le bonheur au travail, c’est rentable et durable ! Et le moins qu’on puisse dire est que sa conviction est communicative… et que comme l’indique Cécile se fut une véritable bouffée d’oxygène. Bouffée d’oxygène d’autant plus vrai que les besoins de nos directions ont tendance à se tourner vers les relations sociales, les risques et… + que vers le « bonheur ».

  29. Alain Guercio

    5 juin 2013 à 8 h 05 min

    Alors qu’il en était le président, Louis Gallois a dit un jour : « La SNCF n’a pas pour vocation unique de faire le bonheur des cheminots. » Avant de vouloir s’occuper de leur bonheur (qui est une notion très personnelle dans laquelle l’entreprise ne devrait pas se mêler), il faudrait déjà commencer par les considérer comme des vraies personnes. Ne trouvez-vous pas que dans le contexte actuel (crise, chômage, inégalités croissantes et perte des repères), les titres comme « Directrice du bonheur » « Happy Job », … ajoutent à la schizophrénie ambiante ?

    • Sophie Lhameen

      Sophie Lhameen

      5 juin 2013 à 9 h 11 min

      Le mot « bonheur » peut en effet prêter à confusion si l’on considère que l’on interfère dans la sphère privée. Mais selon moi ce n’est pas le cas. Il est surtout destiné à faire réagir.
      On peut considérer que derrière son titre de « Chief Happiness Officer » Laurence Vanhée a mis en place au sein du service de sécurité sociale belge une vraie politique RH centrée autour des personnes (gestion de carrière selon les besoins exprimés par les salariés, télétravail). Chères et chers confrères de Laurence Vanhée, qu’en pensez-vous ?

      • Jean-Paul ERHARD

        6 juin 2013 à 6 h 51 min

        Merci pour votre post qui nous permet de continuer à expliquer nos réalisations en matière de Bonheur ! Et permettez nous de réagir à ce premier commentaire que nous entendons de temps à autre auprès de nos interlocuteurs lorsque nous motivons l’initiative du BE Happiness Day et des HappyLunch©.En effet, l’entreprise n’a pas pour vocation d’assurer le bonheur de ses collaborateurs. Elle peut cependant s’engager – avec sincérité et courage – envers la création des conditions propices au Bonheur au travail, bien entendu. Evidence n°1: le bonheur est de toute évidence une question de choix personnels. Evidence n°2 : si l’entreprise veut travailler vraiment sur la notion de performance durable, il est grand temps qu’elle investisse – avec sincérité et courage, nous insistons ;-) – dans le bonheur de ses collaborateurs au travail. Et n’hésitez pas à nous solliciter pour partager nos réflexions et projets futurs !

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